L'appartenance scolaire plus forte que l'appartenance ethnique ! En tous cas sur les réseaux sociaux

Qu’est ce qui nous pousse à choisir un quidam comme ami sur facebook ? Aux États-Unis, ils s’étaient fait une religion : l’origine ethnique. Et comme à chaque fois que l’on se fait une religion, on la perd. C’est un sociologue d’UCLA-Harvard qui le dit. Et si la perte de religion s’accompagne d’habitude d’une perte de repères, dans le cas qui nous intéresse, ce n’est pas le cas. Car on le sait, c’est empirique : les gars et les filles qui hantent le réseau social se fichent comme de leur première communion de la couleur de peau. Ou disons qu’ils ont d’autres critères avant celui-là.

En l’occurrence : avoir usé les bancs de la même école préparatoire, venir de la même région, partager un logement dans la même cité universitaire. Logique. Mais en fait, ce qui pousse les facebookiens et les facebookiennes à se lier d’amitié, c’est simplement la pression de la réciprocité. Je te suis, tu me suis, par la barbichette, le premier qui me dé-suit aura une tapette.

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia