Pour s’épanouir et trouver sa place dans la société, la vieille antienne veut que l’on trouve un travail. J’imagine l’image : d’un côté des hordes de chômeurs déprimés et abattus, vautrés sur un canapé les épaules tombantes et l’œil vide. Le teint jaune aussi évidemment. De l’autre, des rangées de fiers cadres, le menton haut, les dents exposées au tout venant.

Que nenni, crie l’Australian National University. Qui arrive avec une information de la plus grande exclusivité : pour être heureux, il ne faut pas seulement être en poste, mais que celui-ci vous satisfasse. “Notre travail a montré que les personnes installées à des emplois peu gratifiants - c’est-à-dire dont la sécurité n’est pas assurée, qui ne proposent aucune perspective d’avenir ou qui exigent beaucoup d’efforts et de contraintes - ne se sentaient psychologiquement pas mieux que d’autres sans emplois”, explique ainsi Liana Leach, la chercheuse responsable de l’étude. Les personnes au chômage et à qui on aurait proposé un de ces postes se sentiraient même plus déprimées à terme que leurs homologues restés sans emploi. Je vous laisse conclure.

Rédigé par Mathilde Cristiani
Head of Media