Regroupant les industriels des distributeurs automatiques, l'Association EVA basée en Belgique s'alarme avant même que l'euro ne devienne une réalité "les pièces de 20 cents et de 50 cents sont si p...

Regroupant les industriels des distributeurs automatiques, l'Association EVA basée en Belgique s'alarme avant même que l'euro ne devienne une réalité "les pièces de 20 cents et de 50 cents sont si proches dans leur conception qu'elles posent un problème d'identification électronique". Afin que les machines puissent faire la différence, l'association a demandé à la Commission européenne que les pièces de 50 cents soient plus épaisses que celles de 20 cents, requête rejetée par les ministres des Finances des onze pays participant au lancement de l'euro. Les distributeurs vont donc devoir s'adapter "dix millions de machines électroniques en Europe sont concernées ; la fraude sur ces machines est estimée à plus de 2,1 milliards d'écus. Maintenant, plus de 7 milliards de pièces de 20 cents et de 50 cents seront fabriquées et mises en circulation auprès de 300 millions d'Européens". Aujourd'hui, les machines peuvent détecter les fausses pièces de monnaie en fonction de leur taille, de leur poids et de la nature du métal utilisé. Or, bien que les futures pièces de 50 cents et de 20 cents ne se ressemblent pas, toutes deux taillées dans un alliage d'or et de cuivre appelé "cuivre nordique" ont la même identité pour les détecteurs électroniques. (Le Figaro 09-10/05 et du 11/05/1998)