Prospective

L'impression 3D pour lutter contre le gaspillage vestimentaire

  • 06 Fev
    2018
  • 2 min

Le MIT a mis au point une bague imprimée en 3D qui peut changer de couleur. Un procédé qui, à terme, entend lutter contre l'obsolescence.

La mode, un phénomène social désuet ? L'an dernier, une étude BVA montrait que 70% des Français ne suivaient pas la mode. Une conscience mondiale est en train de naître autour des questions d'obsolescence de nos objets quotidiens et autour de l'impact écologique, social, économique et politique de nos productions, de nos usages et de nos modes de vie. Un éveil des consciences qui fait particulièrement sens dans la mode, quand on sait que l'industrie du textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde. En effet, à tous les niveaux de sa chaîne de production et de consommation, l'industrie textile dans sa forme actuelle a un impact très négatif sur les ressources naturelles. D'abord parce qu'elle utilise encore des produits néfastes qui se retrouvent souvent jetés en pleine nature, notamment certains colorants utilisés pour teinter les jeans ; mais aussi parce que la consommation de vêtements revêt un caractère particulièrement « jetable », et cela à cause des effets... de mode. En effet, on considère que 70% de la garde-robe des Français n'est pas portée et que chacun d'entre eux jette douze kilogrammes de vêtements chaque année. Pour lutter contre ce phénomène, ou du moins l'amoindrir, des chercheurs du MIT veulent changer les modes de consommation par la couleur. Selon eux, c'est le plus souvent la couleur ou les motifs d'un objet que nous voulons changer plus que l'objet en lui-même. C'est pourquoi ils ont cherché à créer des objets imprimés en 3D qui pourraient changer de couleur. Aussi, chaque objet pourrait, grâce à l'interface ColorFab, être personnalisable à souhait par l'utilisateur, selon ses besoins et envies, en seulement vingt minutes. Et cela grâce à une encre photochromique spéciale pouvant activer plusieurs couleurs, hors lumière UV. Pour l'instant, le procédé a été testé avec succès avec des bagues mais devrait, si la recherche s'intensifie, concerner dans un futur proche tee-shirts, pulls et autre textiles plus complexes à transformer.

Rédigé par Théo Roux