Ça y est : un humain s'est auto-contaminé avec un virus informatique. Son nom : Monsieur Gasson. Son métier : scientifique à l'université de Reading. Cet adepte de Sacher-Masoch (Leopold Ritter), oui, "you hit me with a flower, you do it every hour" (*), a infecté une puce (en silicium, précision importante) qu'il a ensuite inséré sous le derme de sa main.

On ne sait pas encore s'il s'agit de la droite ou de la gauche. Pour monsieur Gasson, il ne s'agissait pas d'impressionner les étudiantes ou étudiants, ou encore d'avoir son nom inscrit dans le Guiness Book des records. Quoi que. Mais bien d'avertir le public sur les risques que font courir l'intelligence grimpante des dispositifs électroniques implantés dans le corps humain.

Oui, d'aucuns auraient les moyens de transformer Steve Austin en dangereux maniaque via des chevaux de Troie dissimulés dans les bytes programmant le fonctionnement de ses yeux, de faire passer Terminator du statut de machine à tuer à celui de coiffeur pour dame. Ou, plus près de nous, de faire capoter des stimulateurs cardiaques, des implants cochléaires. Et cela, c'est mal.
(*) Lou Reed / Transformer / Vicious

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia