Prospective

Un pas de plus vers la numérisation du cerveau humain ?

  • 07 Mar
    2018
  • 2 min

Des chercheurs de l'université technique de Vienne ont réussi à télécharger le système nerveux d'un ver dans un ordinateur.

Numérique du numérique, tout est numérique. En ces temps où la transformation digitale touche tous les corps de métiers, tous les secteurs de la société et la grande majorité des activités humaines, reste une interrogation : peut-on orchestrer la transformation digitale des êtres humains ? Autrement dit, est-il possible, par les nouvelles technologies, de pallier ou de résoudre les grandes problématiques comme la maladie ou la mort ? Les courants transhumanistes, et plus encore posthumanistes, défendent cette idée que l'Homme est une chose qui peut être surmontée. Le rêve de beaucoup d'entre eux : uploader le cerveau et la conscience humaine dans une interface digitale pour lui permettre de pallier les failles et les souffrances du corps, de la vieillesse ou de la maladie, pour vaincre la mort et devenir éternel. Si, à première vue, cela relève encore du fantasme, des avancées scientifiques montrent que la numérisation du cerveau humain n'est pas un délire aussi fou qu'il n'y paraît. En effet, des chercheurs de l'université de Vienne ont réussi à uploader en ligne les 300 neurones que possède un ver parasite de quelques millimètres seulement appelé Caenorhabditis elegans. Pour prouver que ce « ver digital » était bien animé, ils l'ont chargé d'équilibrer une barre digitale verticale, ce qu'il a réussi à faire, prouvant la réussite du téléchargement. Si, évidemment, le transfert des quelques cent milliards de neurones que possède un être humain n'est pas encore possible, tout laisse à penser que dans un futur plus ou moins lointain il ne soit pas impossible de numériser un cerveau humain. Reste à savoir si on le veut vraiment et quel intérêt on peut y trouver. Il n'en demeure pas moins que ces dernières « avancées » scientifiques tendent à rendre perméable la frontière entre les programmes informatiques et le vivant.

Rédigé par Théo Roux