Je ne sais pas si nous sommes nombreux à avoir fait le rapprochement, mais il semble qu'être soit plus proche de l'habillement que du système d'exploitation. Rappelez-vous, dans les années 90 (ajoutez 19 devant) un Français nommé Jean-Louis Gassée lance une machine doté d'un système d'exploitation d'un nouveau genre, le BeOS. OS que je me rappelle avoir testé dans ma tendre jeunesse journalistique. Ce qui me fait penser qu'en terme de look, Ubuntu n'est pas si lointain. Mais passons. BeOS a pris, il faut bien le dire, une grosse gamelle, a fait un four, s'est planté et j'en passe. Ce qui restait des développements est parti, comme le raconte Wikipedia, chez Palm "pour enrichir PalmOS".

Et là, alors qu'il est midi et donc est justifiable de lire les Echos en ligne sur son poste de travail, je parcours un article d'Anne Feitz sur "Un combat de Titan s'annonce sur le marché des habdomadaires féminins". Et j'y vois que Lagardère s'annonce à lancer "Be", magazine qui aura évidemment son pendant web, sur be.com. Et moi de me dire, mais c'est l'adresse de Be Inc. Vérification sur Internet Archive, et oui, c'est bien ça. Be Inc n'est définitivement plus.

"Never looking back or too far in front of me
The present is a gift
and I just wanna BE" (*)
(*) Common, Be / Be

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia