Afin d’inviter le public à réfléchir sur l’architecture et les moyens de sécurité modernes, la designer Ying Yao a créé deux modèles de robes en trompe l’œil pour les objectifs.

Playtime,  la robe interactive ou comment tromper la surveillance urbaine moderne.

Ne lui dites pas qu’il s’agit d’une arme anti-paparazzi ! Si Ying Gao a combiné l’Organza et les composants électroniques, c’est pour mettre en emphase la perception des objets dans l’espace urbain. Totalement inspiré par le film du même nom de Jacques Tati, le projet Playtime se joue des objectifs et lentilles des caméras et appareils photos.

En effet, une structure de microprocesseurs, de détecteurs, de moteurs électroniques et de lumières équipe deux robes d’apparence diaphane. Les vêtements intelligents s’apparentent ainsi à des trompes l’œil ou à des jeux de lumières. La première robe altère la captation photographique ou vidéo  en devenant floue. Ainsi elle « se dissimule physiquement dans l’image fixe ou animée », explique Ying Gao sur son site internet. La seconde pièce réagit au « flash de la caméra en émettant une lumière intermittente », continue-t-elle.

Les vêtements ont une valeur métaphorique et artistique, ils ne seront pas commercialisés. Cependant, Ying Gao n’a surement pas fini d’amener le vêtement intelligent vers de nouvelles perspectives. Un jour, peut être vous dissimulerez-vous aux procédés de traçage moderne ?

Rédigé par Pierre-Marie Mateo
Journaliste