Prospective

Du poisson non pêché dans nos assiettes

  • 27 Avr
    2018
  • 2 min

Que va-t-on manger demain pour ne pas épuiser les ressources naturelles ? Après la viande artificielle et les burgers « impossibles », des start-up concentrent leurs efforts sur du poisson végétal.

La nourriture de demain se fait une place dans les assiettes san-franciscaines. Les start-up Impossible Foods et Beyond Meat, dans lesquelles a investi Bill Gates, produisent ainsi de la viande qui n'en est pas. Cet aliment confectionné en laboratoire à partir de plantes en a pourtant l'apparence, la structure, voire même la saveur et les protéines. Plusieurs restaurants à San Francisco proposent d'y goûter, le plus souvent en burger. L'objectif ? Créer une forme de nourriture nutritivement riche, sans épuiser les ressources naturelles ou polluer la planète. Pour remédier à la surpêche et à ses conséquences sur l'environnement, des start-up concentrent désormais leurs efforts sur la création d'un poisson à base de protéines végétales. La Bordelaise Odontella a ainsi développé un saumon sans saumon mais à base de microalgues. Sur le même créneau aux États-Unis, Finless Foods fabrique de la nourriture marine en laboratoire à partir de cellules souches. Grâce à l'agriculture cellulaire, la start-up basée à Berkeley a pour ambition de cultiver des produits plus sains à la fois pour la santé du consommateur et pour la nature, à un prix raisonnable. Terramino Foods, la jeune pousse accélérée par Indie Bio de Hax (dont le démo-day s'est déroulé mardi 17 avril dernier), partage la même ambition, celle de produire des aliments durables pour la Terre et ses habitants. Avec le fungi, une forme de champignon, Terramino développe une protéine alternative qui réplique le goût, la texture et les apports nutritifs du produit marin imité. Demain, le poisson dans nos assiettes n'aura peut-être jamais connu la mer ni les rivières… mais participera à leur préservation.

Rédigé par Sophia Qadiri