Prospective

Et si la réalité virtuelle influençait nos habitudes alimentaires ?

  • 21 Nov
    2017
  • 2 min

Et si l’odorat et le goût étaient les prochains sens utilisés pour transporter l’individu dans la réalité virtuelle ? C’est ce que pensent des chercheurs de l’Université de Stanford.

La réalité virtuelle a plusieurs vertus. Soigner les soldats, améliorer la vision des malvoyants ou encore donner une nouvelle raison d’exister au magasin physique. Pourtant, aujourd’hui, elle ne fait appel qu’à deux sens de l’individu pour le transporter dans un autre monde : la vue et l’ouïe. Et si l’odorat et le goût étaient les prochains ? Qu’est-ce que cela changerait à la technologie ? Des chercheurs du Virtual Human Interaction Lab de l’université de Stanford et de la Nanyang Technological University de Singapour se sont penchés sur la question. Selon eux, cela pourrait avoir un impact conséquent sur les comportements alimentaires. Si l’individu ne mange pas plus sain de lui-même, peut-être pourra-t-on le manipuler en ce sens et faire croire à son cerveau que le repas équilibré qui l’attend est également extrêmement savoureux. Les scientifiques imaginent ainsi un futur où l’homme se nourrirait de plantes qui auraient l’apparence, l’odeur et la saveur d’un steak de viande, grâce à la réalité virtuelle. Certains troubles de l’alimentation pourront être ainsi soignés et l’homme et la planète s’en porteraient mieux. Une invention reprend déjà les codes décrits : le vocktail, qui peut reproduire n’importe quelle boisson par l’odeur, la couleur et un goût “virtuel”, a été développé à l’Université nationale de Singapour. Autre application possible, simuler des parfums apaisants qui possèdent des qualités thérapeutiques. Nul doute que la réalité virtuelle fera partie de l’avenir de la médecine.

Rédigé par Sophia Qadiri