Prospective

Des solutions hautes en couleur pour nettoyer les océans

  • 21 Dec
    2017
  • 2 min

La pollution des océans par le plastique s'accroît d'année en année. Pour y répondre, des chercheurs de l'université de Warwick proposent une solution... haute en couleur.

Il y a quelques jours, 200 pays ont signé à Nairobi au Kenya une résolution des Nations-Unies dont l'objectif est de mettre fin à la pollution des océans par le plastique. Le « continent » formé par les déchets dans l'océan n'en finit en effet plus de s'étendre : près de 300 millions de tonnes de plastique sont produits tous les ans, et la même quantité se trouverait aujourd'hui dans l'Atlantique et le Pacifique en particulier, selon le navigateur-explorateur Patrick Deixonne. En parallèle, une étude récente de scientifiques de l'Université de Plymouth dévoile qu'un sac en plastique dans l'eau peut être déchiré en 1,75 million de morceaux de microplastique par certains organismes marins. Difficile dans ces conditions de les localiser pour envisager d'en nettoyer l'océan. Des chercheurs de l'Université de Warwick développent une solution originale : une coloration fluorescente permettant d'identifier des microfragments de la largeur d'un cheveu. Les particules de plastique ainsi liées par le colorant sont plus facilement repérables via un microscope spécial. Les experts seront alors en mesure d'estimer avec plus de précision la quantité de plastique dans les océans, pour y remédier. Des initiatives pour accélérer la prise de conscience citoyenne sont essentielles, comme cet hôtel aux Maldives qui propose de recycler le plastique échoué en souvenirs et jouets pour enfants. Ou cette récente campagne soutenue par Al Gore pour que l'ONU reconnaisse l'île de déchets comme un pays membre. Marquer les esprits est un premier pas… qui permet aussi le financement de projets de grande envergure comme « The Ocean Clean-up ». Ce système de nettoyage a vocation à être déployé en 2018, et pourrait réduire de moitié les déchets dans le Pacifique en cinq ans.

Rédigé par Sophia Qadiri