Prospective

La technologie au secours des sans-abris

  • 11 Jui
    2018
  • 2 min

À San Francisco, les sans-abris sont de plus en plus nombreux. Les entreprises de la Tech sont accusées d'aggraver le phénomène. Et si certaines participaient à le régler ?

Le nombre de sans-abris aux États-Unis a encore augmenté. En 2017, 553 742 personnes ont passé au moins une nuit à la rue. À San Francisco, les sans-domicile-fixe campent devant les grandes entreprises que sont Uber, Twitter, Square ou encore Microsoft, sur la rue principale de la ville. Ils sont près de 7500 d'après le dernier recensement et représentent l'autre visage de la capitale de la technologie. Pourtant, la technologie justement, peut faciliter le quotidien de ces personnes, voire les sortir de la misère. Plusieurs start-up s'y emploient. C'est le cas par exemple de Samaritan. Créée à Seattle, la jeune pousse a vocation à encourager ceux qui veulent aider mais n'ont pas d'espèces dans leur porte-monnaie ou s'inquiètent de l'utilisation qui sera faite de leur don. Samaritan leur propose de donner via PayPal, Apple Pay ou autre carte de crédit, aux sans-abris, qui pourront utiliser cet argent dans les magasins et associations partenaires. Chaque sans-domicile-fixe qui accepte de participer au programme est gardien d'un beacon, une sorte de balise de géolocalisation qui notifie les utilisateurs de l'application, à proximité de quelques lignes, sur la vie des personnes alentours qui pourraient bénéficier de leur assistance. Une fois par mois, les porteurs de beacon rencontrent des conseillers de la jeune pousse pour faire le point et s'assurer que l'appareil continue à fonctionner. Car le lien social est clef pour mettre le pied à l'étrier aux personnes dans le besoin. C'est en partant de ce principe que la jeune pousse san franciscaine Concrn, et l'association du même nom, ont été lancées. Chaque utilisateur témoin d'une crise de folie ou d'un problème de toxicomanie dans le quartier de Tenderloin (où se trouve une grande concentration de SDF) peut prévenir la start-up. L'idée ? Éviter de contacter la police qui n'a pas toujours eu la bonne réponse – elle a eu tendance à enfermer et même à tirer sur ces personnes malades – et préférer un tiers formé pour dialoguer avec ces personnes en détresse. Concrn espère ainsi décharger la police de San Francisco qui reçoit aujourd'hui 80% d'appels liés à la santé mentale, et améliorer ainsi la vie des sans-abris.

Rédigé par Sophia Qadiri