"Mon premier kiff c'est de chiller, rester tranquille au sein des miens, me laisser aller à déballer des conneries, parler juste pour parler, refaire le monde avec notre vision decalée" (*). Hier soir, on souffle. Après des vidéos pour L'Atelier et Newzy, des repas d'affaire, du taobao à tous les étages, on fête la première bougie de L'Atelier Asie. Patrice a bien fait les choses.

C'est dans une galerie d'art (ha, si j'avais eu 3 000 euros) avec des chats qui font subir les derniers outrages à des chiens en naturalisme empaillé. Dominique arrive avec ses 24 heures de décalage, à deux nous choppons du français specialisé dans le web chinois, on fait bfm sous la môme piaf diffusée dans les verres de champagne. Du bel ouvrage radiodiffusé sous alcool.

Pendant ce temps, tout ce qui compte dans la high-tech shanghaise réseaute. Les danseuses se trémoussent en diodes derrière des caractères chinois et des estampes licencieuses, les miroirs questionnent la vieillesse et les toilettes diffusent de la musique. Puis taxi pour nulle part, pour Shanghaï qui prépare un remake de Blade Runner avec comme seules caméras des cctv pour filmer la poussière.

(*) NTM

Rédigé par Renaud Edouard-Baraud
Directeur général de L'Atelier BNP Paribas Asia