Avec l'iTunes Music Store, et des prix à 0,99 euro, Apple aurait-il plombé le marché du téléchargement légal de musique en ligne ? C'est ce que semble croire Jean Noël Reinhardt, le président de...

Avec l'iTunes Music Store, et des prix à 0,99 euro, Apple aurait-il plombé le marché du téléchargement légal de musique en ligne ? C'est ce que semble croire Jean Noël Reinhardt, le président de Virgin Mega. Celui-ci a fait part de son souhait de revoir le système de téléchargement en ligne, et de renégocier les prix avec les majors. En un an, son site a écoulé 1,5 million de morceaux , mais la rentabilité n'est pas au rendez-vous.

Aujourd'hui, Virgin Mega revendique une place de leader sur le marché français. Et pourtant, Jean Noël Reinhardt explique que le prix de 0,99 euro par titre téléchargé est à la fois trop élevé pour les internautes et trop bas pour les plates-formes de vente comme la sienne. Selon lui, Virgin Mega ne gagnerait qu'un centime d'euro brut sur chaque titre vendu, une fois les 0,16 euro de TVA payés, les 0,70 euro reversés aux producteurs, 7 cents versés à la Sacem et enfin les 5 cents consentis au titre des frais de transaction.

Le téléchargement en ligne n'apparaît donc pas comme une panacée à la chute des ventes de disques : tandis que Virgin gagne 30 % de marge brute sur un CD vendu en magasin, il n'en récupère que 1 % sur Virgin Mega.

Pour le président de Virgin Mega, la sauvegarde de la plate-forme passera soit par une renégociation des dividendes perçus par les sociétés de production, soit par une augmentation des prix. Une seconde option qui paraît risquée, alors que le prix psychologique de 0,99 euro est bien ancré dans les esprits. Virgin Mega risque d'y perdre sa place de leader. Contrairement à Apple, Virgin n'a pas de baladeur star avec lequel se consoler...

(Atelier groupe BNP Paribas - 21/03/2005)