Selon GfK, 18 millions de logiciels de loisirs se sont vendus en France en 1998, générant un chiffre d'affaires de 4,5 milliards de F (+ 43 % environ). Sur le marché français, troisième marché e...

Selon GfK, 18 millions de logiciels de loisirs se sont vendus en France en 1998, générant un chiffre d'affaires de 4,5 milliards de F (+ 43 % environ). Sur le marché français, troisième marché en Europe, le mass market est devenu réalité. Les éditeurs du secteur loisir n'ont désormais rien à envier à ceux de l'industrie du logiciel professionnel et bureautique qui voient leur chiffre d'affaires s'élever à 5 milliards de F environ, en hausse de 11,11 % pour un volume de vente de 5 millions d'unités seulement. En 1997, l'écart était de 46,5 % en faveur de l'industrie professionnelle. Selon le cabinet d'études, les recettes issues en 1997 de l'industrie professionnel s'élevaient à 4,1 milliards de F, contre 2,8 milliards pour le loisir. On assiste donc à un resserrement de l'écart en 1998 au profit de l'industrie du loisir. Avec des volumes de ventes nettement supérieurs pour un prix de vente moyen inférieur, le marché domestique serait en passe de supplanter le secteur professionnel. Le prix moyen d'un CD-ROM est de 250 F environ pour le loisir et de 600 F pour les autres. Les micro-ordinateurs vendus en magasin comprenant d'office des logiciels utilitaires pré-installés explique en partie cette désaffection pour les logiciels bureautiques. De plus, alors que GfK étudie la distribution en magasin, il existe de plus en plus de sites sur Internet permettant le téléchargement de logiciels.

Le marché hardware de la micro-informatique annonce pour 1998 une croissance de 21 %. Le chiffre d'affaires s'élève, selon GfK, à 35 milliards de F pour un volume de vente proche des 3,5 millions d'unités. Entre 1997 et 1998, le marché domestique croît de 27,5 % avec 1,02 million d'unités vendues, tandis que le marché professionnel progresse de 19 % seulement pour 2,38 millions de machines. Pour l'an 2000, l'institut prévoit un volume de vente avoisinant les 4,3 millions de machines.

Selon un autre sondage de GfK effectué à la mi-décembre sur les taux d'équipements des Français auprès de 995 personnes, 22,5 % d'entre eux sont équipés à la maison d'un ordinateur de bureau, 41 % des foyers interrogés déclarent qu'ils n'achèteront a priori jamais de micro-ordinateur.

De son côté, le marché de la console, selon GfK, connaît un taux de croissance plus important que celui de la micro. En 1998, 2,3 millions de consoles auraient été distribuées, contre 1,6 million en 1997, soit une progression de 41 %. Sony et Nintendo, les deux acteurs du marché de la console en France, annoncent avoir vendu respectivement en 1998 près de 1,5 million et 750 000 unités environ. Le chiffre d'affaires réalisé en 1998 dépasse le milliard et demi de F, contre 1,47 milliard en 1997, soit une croissance de 22 %. Les perspectives des consoles avec l'arrivée en 1999 de Sega qui annonce des "objectifs de vente de la Dreamcast en France (..) de 1,2 million d'unités entre le lancement en septembre 1999 et janvier 2001" et Sony qui entend porter son parc installé à 5 millions de machines d'ici à la fin 1999, dépassent largement les prévisions du marché de la micro-informatique. Si GfK table en 2000 sur des ventes à hauteur de 4,3 millions de micro-ordinateurs, les constructeurs de console visent les 3,2 millions d'unités (hors portable) sans compter les ventes de Nintendo qui se refuse à toutes prévisions. (Deux pages - Le Quotidien du Multimédia - 18/03/1999)