Même si aux Etats-Unis, acheter une automobile sur Internet n'est pas encore la façon la plus courante (moins de 1 % par exemples des ventes de Ford), certaines études révèlent qu'un quart des con...

Même si aux Etats-Unis, acheter une automobile sur Internet n'est pas encore la façon la plus courante (moins de 1 % par exemples des ventes de Ford), certaines études révèlent qu'un quart des consommateurs ont déjà recours à Internet pour s'informer sur le véhicule qu'ils envisagent d'acquérir, proportion qui devrait passer d'ici à deux ans à 50 %. Aussi, les trois grands constructeurs de Détroit (General Motors, Ford et Chrysler) se sont empressés d'ouvrir chacun un site. Les visiteurs du site de GM http://www.gm-buypower.com lancé en mars dernier, peuvent ainsi passer en revue l'ensemble des modèles, lire des essais réalisés par des sources indépendantes, remplir une demande de crédit et envoyer aux concessionnaires de leurs choix des courriers électroniques pour obtenir le meilleur prix. Le marché est toutefois encore marginal. Chez Ford, on souligne "notre business ne pourra jamais se faire complètement sur le web. Pour certains clients, il restera indispensable d'essayer eux-mêmes les voitures". Néanmoins, dès cette année, Republic Industries Inc, le premier distributeur d'automobiles aux Etats-Unis, s'attend à réaliser un chiffre d'affaires sur le web de 500 millions, alors que chaque année, les Américains dépensent 1 000 milliards de dollars pour acheter, financer et assurer leurs voitures. Aucun secteur de l'économie américaine n'échappe au commerce électronique. Pour les millions de ménage "en ligne", le commerce électronique est déjà une réalité quotidienne. En 1997, 12 % des entreprises américaines de distribution au grand public étaient déjà en mesure de "vendre en ligne". L'an dernier, elles étaient près de 40 %. Le commerce électronique étendu aux échanges interentreprises pourrait représenter d'ici à 2002 un chiffre d'affaires de 300 milliards de dollars (1 882,5 milliards de F, 286,94 milliards d'euros). Sur les 1,25 million d'Américains, abonnés à AOL, ayant pratiqué le commerce électronique pour la première fois lors des dernières fêtes de fin d'année, 63 % se sont déclarés "très satisfaits". 98 % ont affirmé être prêts à recommencer au cours des six prochains mois. Progressivement le "retailing" (la vente au détail) cède la place à "l'e-tailing", le commerce électronique. (La Tribune - 8/06/1999)