Concept pas vraiment nouveau, le cross-canal n’en reste pas moins une valeur sûre, surtout si on prend en compte la recherche avant achat en magasin.

2020 sera l’année des bornes et du Royaume-Uni concernant le cross-canal

À bas les magazines et la télévision concernant la découverte et l’achat d’un nouveau produit ! C’est ce que semble scander la dernière étude en date de Forrester Research, « European Cross-Channel Retail Sales Forecast, 2015 To 2020 ».

En effet, celle-ci dévoile que 53 % des ventes de détail d’ici 5 ans seront directement influencées par la recherche sur le web. 21 % via Amazon, 21 % par les moteurs de recherche. Des chiffres intéressants quand on prend en compte l’estimation des analystes Forrester concernant les ventes générées par le cross-canal : de 457 milliards  d’euros engrangés par ce biais cette année, les commerçants européens verront leurs ventes atteindre 704 milliards d’euros d’ici 2020. 

Deux éléments intéressants se dégagent toutefois.

Le Royaume-Uni se démarquera par rapport à ses concurrents européens concernant les ventes directement influencées par le web. La raison principale viendrait de son large marché en ligne : la majorité de ses ventes en 2020 s’effectuera en effet par ce biais. Les autres raisons avancées sont le nombre grandissant de commerçants s’appuyant sur le multicanal dans le pays et la prévalence du click and collect.

Second élément à prendre, la borne en magasin et les vendeurs équipés de tablettes seront de véritables atouts, selon l’étude. Celle-ci prend, par ailleurs pour exemple une initiative de la marque Estee Lauder qui a vu ses ventes grimper de 3 % suite à l’installation en magasin d’Ipads. Ceux-ci permettent notamment au consommateur d’accèder à des vidéos produits et des outils de correspondance des produits.

Pour 1 € dépensé en ligne, 4 € sont dépensés en magasin.

L’étude insiste sur l’importance de la prise en compte par les entreprises du cross-canal en rappelant que 21 % des consommateurs européens interrogés expliquent effectuer régulièrement des recherches en ligne préalables à l’achat quand 26 % disent n’acheter que très rarement sur le web. De même, pour 1 euro dépensé en ligne, 4 euros seront dépensés en magasin.

 

Rédigé par Aurore Geraud
Responsable éditoriale