RSF cite 45 pays dans la liste noire de ceux qui contrôlent les accès à Internet. Contrôlant totalement ou partiellement les accès au réseau, l'Arabie Saoudite, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la B...

RSF cite 45 pays dans la liste noire de ceux qui contrôlent les accès à Internet. Contrôlant totalement ou partiellement les accès au réseau, l'Arabie Saoudite, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l'Irak, l'Iran, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Libye, l'Ouzbékistan, la Sierra Leone, le Soudan, la Syrie, le Tadjikistan, la Tunisie, le Turkménistan et le Viêt-nam sont particulièrement visés par RSF. Les gouvernements de ces pays évoquent la nécessité de garantir la sécurité ou l'intégrité de l'Etat et surtout de protéger les citoyens "d'idées subversives" circulant sur le web pour justifier leur démarche vis-à-vis d'Internet. La plupart des gouvernements contrôlent sévèrement les fournisseurs d'accès Internet ou sont eux-mêmes le seul FAI disponible sur le territoire. Ceux laissant un accès, comme en Arabie Saoudite et en Iran, ont mis en place des systèmes de filtres bloquant les sites jugés indésirables. Certains pays comme la Birmanie, la Chine et le Vietnam obligent les internautes à s'enregistrer auprès de l'administration. Allant encore plus loin, la Chine a condamné plusieurs internautes dissidents et vient de fermer à Shangaï 300 cybercafés en prévision du 10è anniversaire du massacre de la place Tienanmen. Il n'existe aucun accès au réseau en Corée du Nord, en Irak et en Libye. Quant à la Syrie, elle réserve ses accès aux seules institutions officielles. Demandant à ces pays de cesser leur activisme contre Internet et les internautes, RSF souligne toutefois que les internautes de certains de ces pays trouvent des parades avec des outils comme la cryptologie ou en utilisant des connexions cellulaires ou satellites.