Lors de la dernière édition du Midem, rencontre incontournable des professionnels du secteur de la musique, le président de l'association des producteurs IFPI assurait que 2005 serait une...

Lors de la dernière édition du Midem, rencontre incontournable des professionnels du secteur de la musique, le président de l'association des producteurs IFPI assurait que 2005 serait une nouvelle année de poursuites contre les internautes qui continuent de télécharger illégalement sur Internet.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que John Kennedy, dans sa démarche, ne recueille pas l'assentiment de tout un secteur. 70 personnalités viennent de lancer un appel à la libération de la musique, qui sera publié dans la prochaine édition de la revue Nouvel Observateur à paraître ce jeudi. Leur souhait ? Que cessent les poursuites engagées contre les adeptes du P2P.

La liste des signataires recense des personnalités politiques comme Ségolène Royal, ou encore le député PS Christian Paul, et bon nombre d'artistes : Jean-Louis Aubert, chanteur du groupe mythique Téléphone, Manu Chao, Benabar... et Ariel Wizman ! Ce dernier semble soucieux de se racheter auprès du grand public, après avoir participé à une large campagne d'information contre le piratage musical.

Pour le ministère de l'Intérieur, il avait prêté sa voix sur des fichiers leurres lancés sur les réseaux de P2P et informant les internautes du caractère illégal du téléchargement. Ariel Wizman a finalement changé de voie... Il porte désormais son dévouement à une cause des artistes qui stipule : "Comme 8 millions de Français au moins, nous avons-nous aussi téléchargé un jour de la musique en ligne et sommes donc des délinquants en puissance. Nous demandons l'arrêt des poursuites absurdes ".

La solution prônée par les signataires de cet appel ? Le lancement d'un grand débat public associant les particuliers, les artistes, les pouvoirs publics et tous les acteurs de l'industrie musicale plus généralement.

(Atelier groupe BNP Paribas - 02/02/2005)