Le succès florissant des offres ADSL s'accompagne d'une montée en puissante plus lente des nouveaux services liés aux accès haut débit au réseau Internet. Comment cela va-t-il évoluer ? Une...

Le succès florissant des offres ADSL s’accompagne d’une montée en puissante plus lente des nouveaux services liés aux accès haut débit au réseau Internet. Comment cela va-t-il évoluer ? Une question clef à laquelle les dirigeants des grands FAI français ont tenté de répondre, lors d’une conférence organisée par le DESS spécialisé en « Gestion des Télécoms & Nouveaux Médias » de l'université Paris Dauphine, mercredi soir dernier.

"Les services payants sont encore très marginaux dans nos revenus, moins de 10%, et ce sont souvent de petites sommes qu'il est compliqué d'encaisser", a souligné Jean-Claude Delmas, PDG de Wanadoo France. « La mise en ligne et l'échange de photos explosent et la visiophonie lancée très discrètement fait un tabac », a-t-il toutefois expliqué.

Du côté de la distribution des films, l’ADSL est une chance pour les chaînes TV qui ne savent que faire d’un immense réservoir de pellicule. « Il faut intégrer l’ADSL dans la chaîne de diffusion des films, en trouvant une fenêtre de diffusion pour la vidéo à la demande compatible avec le calendrier de l'exploitant de cinéma mais aussi avec la diffusion à la télé. Canal+ a ainsi 5 à 6.000 films dont la majorité dorment dans les réserves » a ainsi noté Michael Boukobza, directeur général délégué de Free.

Côté musique, c’est bien-sûr l’émergence du paiement à la chanson plutôt qu’à l’album qui a été mis en valeur, notamment par Marie-Christine Levet, PDG de T-Online France Club Internet qui a indiqué que « la musique se consomme désormais différemment, non plus par album mais à l'unité et elle se stocke. On espère que l'industrie va enfin livrer ses catalogues aux plates-formes payantes ».

(Atelier groupe BNP Paribas - 02/04/2004)