Décidément, on ne peut pas dire que le Snep (Syndicat national de l’édition phonographique) jouisse d’une grande popularité en ce moment. Le syndicat l’a quelque peu cherché, en diffusant une...

Décidément, on ne peut pas dire que le Snep (Syndicat national de l’édition phonographique) jouisse d’une grande popularité en ce moment. Le syndicat l’a quelque peu cherché, en diffusant une publicité jugée choquante et insultante par nombre d’associations, d’artistes et de consommateurs. Celle-ci montre un « doigt d’honneur » levé vers un site de peer-to-peer, puis le même « doigt d’honneur » derrière les barreaux d’une prison. Le tout illustré d’un slogan : « La musique a un prix : jusqu’à 300.000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement »… Avec cela, il n’est pas très étonnant que les réactions courroucées d’individus et d’organisations affluent. Lundi, une douzaine d’organisations, représentant des artistes comme des particuliers, ont publié un communiqué dans lequel ils jugent cette campagne « indécente et irresponsable ». Mettant en exergue que le Snep valorise une vision très archaïque de l’Internet, les associations demandent « l’arrêt immédiat des pressions et menaces fondées sur des poursuites judiciaires à l’encontre des internautes ». Pour les signataires de ce document, l’échange de fichier est un « mode de diffusion en plein développement », qui « peut être une source de progrès et de diversité pour le public, mais aussi pour les artistes ». Les signataires de ce communiqué de presse sont les suivants :

l’Adami, qui gère les droits de plus de 60.000 artistes
la Spedidam (Société de perception des droits des artistes interprètes de la musique et de la danse)
le SFA (Syndicat Français des Artistes interprètes)
l’Union nationale des syndicats d’artistes musiciens
le SNM (Syndicat National des Musiciens)
le SNAP (Syndicat National des Artistes Plasticiens)
le syndicat des artistes et enseignants de la musique et de la danse de Paris Ile-de-France
et l’union de syndicats des artistes, créateurs et enseignants de la musique, de la danse, de l’art dramatique et des arts plastiques.
Pour représenter les consommateurs, quatre organisations ont également signé le communiqué :

l’UFC – Que choisir
l’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales)
et l’association CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie), qui fédère plus de 400 associations locales de consommateurs.
A ce sujet, lire aussi la tribune de Dominique Piotet, pour l’Atelier BNP Paribas.(Atelier groupe BNP Paribas - 25/05/2004)