aujourd'hui d'Internet dans l'entreprise. Au début, les entreprises ne faisaient bien souvent qu'acte de présence sur le Web, leurs sites étant conçus comme des brochures commerciales présentant la ...

aujourd'hui d'Internet dans l'entreprise. Au début, les entreprises ne faisaient bien souvent qu'acte de présence sur le Web, leurs sites étant conçus comme des brochures commerciales présentant la société, ses produits, ses services. Ces sites servent essentiellement à la consultation. C'est une chance pour les petites sociétés qui se retrouvent sur le Web, dans ce cas, à égalité avec les plus importantes en terme de visibilité. Le prix d'un tel site, selon sa sophistification, varie de 10 000 F jusqu'à 1 million de F. Actuellement, on voit de plus en plus d'entreprises, moyennes ou grandes, ayant plusieurs localisations, mettre en place des sites Intranet dont le coût est plus difficile à chiffrer. Une société d'analyses, Sentry Technology, ayant interrogé l'an passé près de 550 grandes entreprises américaines, a découvert que 90 % d'entre elles avaient dépensé moins de 1 million de dollars pour Internet en 1996. Selon Dataquest, seuls 16 % des sites commerciaux des entreprises disposeraient à l'heure actuelle de fonctions Intranet. Le cabinet IDC estime, pour sa part, qu'en France, 28 % des entreprises de plus de 1 000 salariés ont développé en 1996 un Intranet ainsi que 17 % des sociétés comptant 500 à 999 salariés. Cela commence à changer, cette année, plus de 40 % des sites d'entreprises devraient s'enrichir de fonctions Intranet. 1997 est également la véritable année du décollage du commerce électronique. Après des exemples de réussite connus comme Amazon.com ou Auto-By-Tel, le Cetelem (filiale Compagnie Bancaire) propose en France une toute nouvelle offre dédiée aux entreprises en association avec les sociétés Integra et KLEline. Ces jours-ci, la boutique de vêtements anglais John Preston (www.johnpreston.com) lance un site de vente par correspondance sur Internet où le choix est possible sur des "cintres virtuels", le paiement peut se faire en ligne en livres sterling. Microsoft préparerait, quant à lui, pour Noêl, une galerie marchande baptisée "e-christmas". Le commerce électronique n'est cependant pas réservé aux seules entreprises de distribution et l'on voit peu à peu apparaître d'autres industries comme Boeing qui commence, non pas à vendre encore ses avions sur le Net, mais ses pièces détachées à plus de 150 compagnies aériennes dans le monde. ° Délaissant le téléphone, Dell vend ses PC en ligne. ° L'intelligence économique : un espionnage légal. ° Comment fait-on pour transformer un candidat virtuel en salarié réel. ° La deuxième langue du Net est désormais le japonais derrière l'anglais. La saga continue, demain ce sera Internet et la presse. (Dossier de deux pages - Les Echos - 18/09/1997)