Face à des internautes habitués à voir une multitude de réclames et de plus en plus sensibles à d'autres formes de publicités, les marketeurs ont tout intérêt à miser sur des bannières soignées et de qualité.

Les bannières publicitaires ne doivent pas faire l'impasse sur l'esthétique

Même si les méthodes publicitaires ne cessent de se diversifier (jeux sociaux, concours, vidéos...), la bannière publicitaire reste parfois un moyen efficace de s'adresser à sa cible. Et pour qu'elle le soit vraiment, il est nécessaire qu'elle ne se contente pas d'afficher le produit ou une promotion : il faut faire attention à l'esthétique de l'image, et donc soigner l'impact visuel. Le cas échéant, l'internaute rompu aux multiples réclames risque de ne pas même y accorder d'attention. Du coup, souligne une équipe de chercheurs de l'Oregon qui a travaillé sur le sujet, un moyen est de s'appuyer sur les techniques de la photographie artistique. Selon les scientifiques, une publicité devrait s'appuyer, par exemple, sur la règle des tiers.

Éviter les images trop "chargées"

Cette technique de composition photographique consiste à placer les éléments clés de l'image sur des lignes séparant les tiers horizontaux et verticaux de celle-ci. Cette technique permettrait de donner du relief à une image qui pourrait sembler banale. Parmi les autres constatations des chercheurs, il est important que l'image "ne comporte que peu d'éléments visuels, et peu de caractères écrits". Il est également nécessaire de jouer sur les contrastes de lumière et de teinte pour donner du relief aux éléments importants. Pour en venir à ces conclusions, les chercheurs ont posté sur différents sites des publicités plus ou moins similaires, se différenciant seulement par leurs teintes, lumières, textes...

Pour la publicité et pour la recherche...

Ils se sont ensuite appuyés sur le taux de clics (nombre de clics par publicité) et le taux de conversion (nombre d'achats par nombre de visiteurs sur le site) pour déterminer les caractéristiques ayant le plus d'impact sur l'internaute. Le but est évidemment de permettre au secteur de réaliser des publicités encore plus performantes, et donc de maximiser le pourcentage de réactions d'utilisateurs lors d'une campagne. Mais pas seulement. Cette étude s'adresse également au secteur de la recherche. "Nous espérons que ces données seront les bases d'études plus approfondies sur la saillance visuelle et la réponse des individus à celle-ci, ainsi que sur le benchmarking", conclut Javad Azimi, l'un des auteurs du projet.