Sous la coordination du cabinet de conseil Mansit, le groupe de travail réunissant les équipes d'e-Comm et de CyberCard continue les négociations engagées en vue de rapprocher leurs standards au sei...

Sous la coordination du cabinet de conseil Mansit, le groupe de travail réunissant les équipes d'e-Comm et de CyberCard continue les négociations engagées en vue de rapprocher leurs standards au sein d'une norme unique, baptisée pour l'heure "SetCom". Les problèmes liés au lecteur de cartes à puce étant résolus, les équipes travaillent maintenant à la question du "traducteur" permettant de faire la liaison pour les transactions réalisées entre la France et l'étranger. Toutefois certains banquiers se demandent si les établissements français ne font pas fausse route "Nous misons tout sur le protocole SET. Or, sa diffusion est actuellement au point mort". Il faut reconnaitre que SET a du mal à décoller "le standard souffre d'un manque d'interopérabilité". En effet, la bonne trentaine d'expériences menées dans le monde actuellement ne peuvent communiquer les unes avec les autres. Ainsi, la plus grande partie des transactions marchandes sur Internet repose aujourd'hui sur le standard SSL, développé par Netscape, et ceci malgré un cryptage léger, à 40 bits voire 56 bits, pouvant être "cassé" assez facilement. Depuis trois ans, les banques françaises, toutes dépenses confondues dans les différents projets, ont déjà investi plus de 100 millions de F en recherche et développement, en faveur du commerce électronique. Comme le souligne un banquier "il est temps d'obtenir des résultats et rien n'indique que ce soit le cas". Selon un observateur "le sauvetage de SET doit passer par la puce". L'objectif est donc d'intégrer les spécifications "SetCom" dans la version 2.0 de SET attendue pour 1999-2000, mais le chemin pour y parvenir risque d'être long d'autant qu'aux Etats-Unis, le protocole SET est également controversé. En effet, regroupant les plus grandes banques américaines, le très puissant "Banking Industry Technology Secretariat" ne voit pas d'un très bon oeil cette solution. Le rôle ambigu de Microsoft y est pour beaucoup. Bill Gates venant de prendre une position très claire en faveur de la carte à puce en déclarant "elle constitue un facteur clé dans la levée des obstacles au commerce électronique" devient ainsi un allié des banques françaises tout en demeurant encombrant. Un banquier s'alarme "prenons garde de ne pas faire entrer le loup dans la bergerie". (L'Agefi - 11/03/1998)