électronique sur Internet entre sociétés, contrairement à celui entre particuliers qui peine à démarrer, est au rendez-vous en temps et en heure. En 2000, aux Etats-Unis, le chiffre d'affaires globa...

électronique sur Internet entre sociétés, contrairement à celui entre particuliers qui peine à démarrer, est au rendez-vous en temps et en heure. En 2000, aux Etats-Unis, le chiffre d'affaires global devrait atteindre 200 milliards de dollars (3,5 % du PIB du pays) selon le président de Forrester Research. Le "business commerce" devrait représenter 66 de ces 200 milliards estimés "ce montant sera essentiellement dû au commerce interentreprises". Il faut dire que non seulement les entreprises sont solvables, mais elles ont surtout l'habitude de travailler par échange de données informatiques. Grâce à son logiciel de gestion de back-office des transactions sur l'Internet, OM-Transact, Open Market est l'une des SSII la plus active sur le marché du commerce électronique "la principale valeur ajoutée naît dans l'avant-vente et dans l'après-vente". Comme les réseaux internationaux de cartes, les banques ont bien compris l'intérêt qu'elles pouvaient tirer de ces marchés en proposant de nouveaux services bancaires. Des opérateurs télécoms se sont déjà lancés sur ce terrain comme AT&T qui offre dans le cadre de son service de commerce électronique, SecureBuy, une garantie bancaire aux cocontractants. Plusieurs banques françaises membres de Carte Bleue ont ainsi conçu la carte d'acheteur permettant aux entreprises de régler leurs achats de fournitures de petit montant. Aujourd'hui, pour poursuivre le développement de cette Purchasing Card, il faut tenir compte de l'Internet et de l'Extranet et marier davantage commerce électronique et paiement. Détentrice d'1 % du capital d'Open Market, Visa lorgne vers Citius Net pour se doter d'une vaste place de marché électronique indispensable au commerce "business to business". Cette PME lyonnaise offre en effet, grâce aux services Altius, Citius et Fortius, un système complet de commerce électronique à destination des entreprises. La Société Générale et la Banque Française du Commerce Extérieur détiennent respectivement 28 % et 6 % de son capital. En gestation depuis plusieurs mois, la création d'une société commune pourrait voir le jour d'ici quelques semaines. De son côté, fin 1996, Mastercard s'est associé à Actra Business Systems, filiale commune de Nestcape et de General Electric Information Services qui ont toutes deux formé un consortium afin de proposer aux banques et entreprises un système transactionnel pour les achats corporate. Bank of America, First Data Corp., General Motors, Hoffman-La Roche font partie de ce consortium. Quant à American Express (Amex), il mise sur la standardisation des procédures, car selon lui, c'est l'un des meilleurs moyens pour "élargir l'usage de l'Internet dans le cadre des achats interentreprises". Fin de semaine dernière, Amex a publié un corps de règles qu'il espère bien voir s'imposer comme standard sur le marché. "Open Buying on the Internet" (OBI), c'est le nom de cette publication, soutenu notamment par Actra, Intelisys, Microsoft, Open Market et Oracle, vise à bâtir une interopérabilité des différentes solutions qui existent sur le marché. (L'Agefi - 10/06/1997)