Selon IDC, le nombre de sites de commerce électronique a progressé de 41 % entre 2000 et 2001. Le nombre de sites d’eCommerce est ainsi passé de 10 700 en 2000 à 15 100 en 2001 et devrait ...

Selon IDC, le nombre de sites de commerce électronique a progressé de 41 % entre 2000 et 2001. Le nombre de sites d’eCommerce est ainsi passé de 10 700 en 2000 à 15 100 en 2001 et devrait atteindre 20 700 en 2002 (+ 38 %). Le chiffre d’affaires réalisé en ligne par les différents sites de commerce électronique a fortement progressé en 2001. Les commandes BtoC via Internet sont ainsi passées de 0,95 milliard d’euros en 2000 à près de 1,5 milliards d’euros en 2001 (+ 61,7 %). Une trentaine d’acteurs domine le marché français du commerce électronique. Ils ont généré chacun un chiffre d’affaires supérieur à 15 millions d’euros. Certains d’entre eux ont réalisé en 2001 un chiffre d’affaires en ligne supérieur à plus de 100 millions d’euros. Dans un premier temps, le commerce électronique s’est développé sur la base d’entreprises pure players de type start-up. Aujourd’hui, les leaders du marché sont principalement des entreprises traditionnelles dont l’investissement dans Internet correspond à un nouveau canal de distribution, complémentaire aux canaux existants. Toutefois, certains pure players du commerce électronique, comme Cdiscount, ont réussi leur pari du « tout Internet », bien que leur politique de développement soit passée par un adossement à un groupe traditionnel d’envergure. Certains acteurs ont disparu, d’autres se sont regroupés. Aujourd’hui, il ne reste que quelques acteurs dominants sur chacun des secteurs de l’économie électronique. Disposer d’un site Internet, marchand ou non, ne représente plus actuellement pour les entreprises un facteur différenciant. Dans un contexte de concentration du marché de l’Internet marchand, la différence concurrentielle passe par l’implémentation de nouveaux services et de nouvelles technologies sur le site de commerce électronique. Selon IDC, le développement du commerce électronique repose aujourd’hui sur la capacité des acteurs du eCommerce à proposer des services innovants s’appuyant sur des solutions technologiques adaptées. Les sites web des entreprises étaient utilisés essentiellement comme des « vitrines » présentant la société et ses produits entre 1996 et 1999. A partir de 1998, le site Internet de la société devient aussi un canal de vente. Les premières entreprises à vendre sur Internet investissent alors davantage dans le front office du site. Les Web Agencies et les éditeurs de catalogues sont ceux qui profitent le plus de cette vague de créations de sites. Progressivement, ces sociétés se sont tournées vers des solutions packagées intégrant des fonctionnalités front office et back office. Les interactions entre les différentes solutions implémentées se développent et les besoins d’intégration sont croissants. A ce jour, de nombreux projets eCommerce portent sur la consolidation des plates-formes de commerce électronique existantes via la mise en place de solutions de type EAI afin de proposer de nouveaux services en ligne. D’autres segments de marché porteurs sont identifiés par IDC. Le plus souvent, ceux-ci apportent des solutions complémentaires à la mise en place ou à l’exploitation du site marchand (intégration et diffusion de contenus, outils d’eMail marketing, d’eCRM, service de Web Call Center ….). Selon IDC, le développement du commerce électronique est lié en partie, dans les prochaines années, à la pénétration de ces technologies dans les infrastructures de commerce électronique existantes. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 03/06/2002)