Quelle désillusion… En les introduisant sur le marché au milieu des années 1980, les fabricants de CD, puis ceux de DVD, nous ont promis que leurs supports étaient inaltérables et que leur durée...

Quelle désillusion… En les introduisant sur le marché au milieu des années 1980, les fabricants de CD, puis ceux de DVD, nous ont promis que leurs supports étaient inaltérables et que leur durée de vie (100 ans) était beaucoup plus longue que celle d’autres supports, comme la cassette audio, le vinyle ou la cassette vidéo.

Vingt ans plus tard, le bilan de ces premières allégations n’est pas très positif. Les premiers acheteurs de CD remarquent que leurs disques préférés s’abîment, jusqu’à rendre la lecture des données impossible. C’est la couche du CD qui contient les données musicales qui se détériore progressivement. Le phénomène est particulièrement visible lorsque l’on porte le CD à la lumière d’une lampe : des rais de lumière filtrent à travers des petits trous qui font vaguement penser à des piqûres de rouille.

Selon les spécialistes, ces dégradations peuvent être dues à une fabrication négligée des supports. La couche d’aluminium qui réfléchit la lumière est séparée du CD par une fine couche de laque. Si celle-ci n’a pas été appliquée correctement par le fabricant, l’air peut pénétrer et oxyder l’aluminium. Autre explication, côté utilisateur cette fois-ci : les CD sont des objets fragiles, et s’ils sont en contact avec d’autres disques, la couche de laque peut se détériorer.

Les DVD seraient moins fragiles que les CD, parce que la couche du disc qui contient les données est prise en sandwich entre deux couches de plastique. Cependant, les DVD enregistrables (comme les CD enregistrables) ont une durée de vie moins longue que les DVD à écriture unique. Cette différence entre les deux supports tient au fait que les DVD enregistrables sont composés d’une couche thermosensible qui se détériore beaucoup plus vite que les couches en métal des disques conçus pour supporter une écriture unique.

(Atelier groupe BNP Paribas - 06/05/2004)