Le marché des pagers permettant de recevoir des messages commence à s’essouffler. Si 9 millions de Français possèdent aujourd’hui un mobile, soit 15 % de la population, 2,3 millions seulement dispos...

Le marché des pagers permettant de recevoir des messages commence à s’essouffler. Si 9 millions de Français possèdent aujourd’hui un mobile, soit 15 % de la population, 2,3 millions seulement disposent d’un “pager” (4 % de taux de pénétration). Si entre janvier à septembre 1998, le nombre d’abonnés mobiles SFR a progressé de 137 %, 180 850 utilisateurs seulement ont acquis un “pager” contre 495 040 sur la même période de l’an passé. Fort de ce constat, l’activité radiomessagerie de Cegetel, Tam-Tam (516 000 clients) vient de décider de stopper la commercialisation de récepteurs. Tout en refusant de chiffrer l’impact économique de cette décision, Cegetel estime “le marché s’écroule complètement”. Pour l’instant, les abonnés actuels du service Tam-Tam ont l’assurance que le service sera maintenu, comme l’explique Philippe Germond, le directeur général de Cegetel “nous arrêtons le recrutement de nouveaux abonnés, mais il n’est pas question, au moins dans les six mois à venir, d’arrêter le service”.

Dès aujourd’hui, les clients Tam-Tam bénéficieront de conditions préférentielles (prime de 500 F) pour échanger leur récepteur contre un abonnement à SFR.

Alors que lors du lancement en mars 1995, le directeur général de l’activité, Bernard Dodeman, déclarait “nous visons une part de 30 % d’un marché français qui devrait représenter entre 1,5 et 2 millions d’utilisateurs en 2000”, le service Tam-Tam n’est pas très loin de ses objectifs avec une part de marché de près de 22 %, contre 9 % pour Kobby (Bouygues Télécom) et 69 % pour les différents services de France Télécom (Alphapage, Tatoo, Expresso …).

Plus optimistes, Bouygues Télécom et France Télécom n’envisagent pas pour l’instant de stopper cette activité en affirmant que “les messageries resteront un complément au téléphone mobile”. Au contraire, ils vont s’adapter à la concurrence du portable qui séduit de plus en plus de jeunes. Si la gamme Tatoo va prochainement s’enrichir de nouvelles options (Internet, International), Kobby va bientôt lancer des terminaux sous une nouvelle norme Flex, moins coûteuse et permettant de dialoguer. (Les Echos Le Parisien Le Figaro La Tribune - 22/10/1998)