des grands événements sportifs. Se chiffrant en milliards de F, cette bataille oppose les chaînes nationales généralistes aux opérateurs de programmes payants. Pour engranger des recettes publicit...

des grands événements sportifs. Se chiffrant en milliards de F, cette bataille oppose les chaînes nationales généralistes aux opérateurs de programmes payants. Pour engranger des recettes publicitaires, les premières ont un besoin vital de réunir le plus grand nombre de téléspectateurs. Pour doper leurs abonnements, les seconds sont condamnés à offrir des programmes exceptionnels. Les droits de retransmission atteignent des records financiers. Comme le reconnaissent les champions et les responsables des grandes manifestations “le Mondial 1998, c’est la dernière Coupe du monde des pauvres”. Les chaînes françaises (TF1, France 2, France 3, Canal +) n’ont en effet déboursé chacune que 50 millions de F pour retransmettre cet événement planétaire. En juillet 1997, la Fifa a cédé au groupe allemand Kirch, associé à ISL Worldwide, premier groupe mondial de marketing sportif, les droits audiovisuels des Coupes de 2002 et 2006 pour un total de 2,8 milliards de F suisses (un peu plus de 11 milliards de F). Alors que les matches ne seront pas retransmis à des heures de grande écoute, décalage horaire oblige, la négociation pour la part française se situera aux alentours de 500 à 600 millions de F. De 1,7 milliard de F en 1984, les droits de retransmission des Jeux Olympiques de Sydney en l’an 2000 vont s’élever à plus de 8 milliards de F. Aux Etats-Unis, les chaînes traitent le sport comme un véritable spectacle. Alors que pour la retransmission de la saison 1991-1992, la National Hockey League (NHL) n’a touché que 5,5 millions de dollars, cette somme atteint aujourd’hui 120 millions de dollars. Pour retransmettre le dimanche soir les matches de la National Football League, la chaîne câblée ESPN du groupe Disney débourse 600 millions de dollars. (La Tribune 10/08/1998)