Les études consacrées au commerce électronique fleurissent aussi vite que les nouveaux sites sur le réseau Internet. Se reporter à la revue de presse du 05/08 pour retrouver les résultats de l’en...

Les études consacrées au commerce électronique fleurissent aussi vite que les nouveaux sites sur le réseau Internet.

Se reporter à la revue de presse du 05/08 pour retrouver les résultats de l’enquête réalisée par le cabinet Deloitte & Touche auprès de 1 000 directeurs informatiques de six grands secteurs industriels dans 25 pays.

Le cabinet IDC prévoit, pour sa part, que les vrais profits du commerce électronique seront au rendez-vous au début du siècle prochain, comme l’estime Franck Gens, son vice-président “en 1998, une entreprise qui ne réalise pas de profits sur le Web est typique, mais dès 2001 ou 2002, nous assisterons à une transition de l’économie sur Internet qui se traduira par une progression très forte des bénéfices”. Actuellement de l’ordre de 32 milliards de dollars dans le monde (pour 1998), les revenus du commerce électronique sur Internet devraient atteindre, selon lui, près de 426 milliards (2 566 milliards de F) en 2002. Dans le même temps, les dépenses liées au développement de sites passeront de 211 milliards de dollars cette année à 954 milliards de dollars en 2002. Les dépenses spécifiques au commerce en ligne passeront, toujours sur la même période, de 17 à 167 milliards de dollars. Contrairement à certaines idées reçues, les analystes d’IDC soulignent que l’Europe comble rapidement son relatif retard dans le domaine du commerce électronique. Une récente étude révèle que 35 % des sociétés américaines disposent d’un site accessible au grand public, contre 26 % des entreprises européennes. Le “retard” de l’Europe dans ce domaine est désormais nettement inférieur à un an. Aujourd’hui, 6 % des entreprises outre-Altantique disposant d’un site réalisent des transactions commerciales sur le Web, contre 5 % en Europe. En termes de nombres d’utilisateurs d’Internet et d’adeptes du commerce électronique, si l’Allemagne et la Suède font figure de “bons élèves”, l’Italie et la France demeurent toutefois toujours en queue de peloton. Selon le PDG d’IDC, Patrick McGovern, le développement du commerce électronique en Europe progressera à un rythme 40 fois supérieur à celui de l’économie mondiale, contre 30 % aux Etats-Unis. D’ici à quatre ans, selon les analystes d’IDC, le poids du commerce interentreprises devrait générer 79 % du chiffre d’affaires total du commerce électronique, contre 66 % aujourd’hui. La part relative du commerce avec les particuliers passerait de 44 % en 1998 à 21 % dans un secteur dont le chiffre d’affaires devrait être multiplié par treize. (Les Echos - 08/09/1998)