Selon une étude réalisée par le cabinet Cap Gemini à partir d'une enquête effectuée auprès de 52 sociétés chimiques européennes et 30 américaines, le commerce électronique est bel et bien un moyen...

Selon une étude réalisée par le cabinet Cap Gemini à partir d'une enquête effectuée auprès de 52 sociétés chimiques européennes et 30 américaines, le commerce électronique est bel et bien un moyen de faire plus d'affaires pour les industriels américains de la chimie, alors qu'il n'est pas encore entrer dans les moeurs des industriels européens. En Europe, 16 % des directeurs des systèmes d'information des entreprises avouent ne pas être familiers avec le terme "commerce électronique". Spécialiste de la "gestion des connaissances" chez Cap Gemini, Denis Garcia explique "il y a une forte différence de maturité entre Américains et Européens dans la perception des enjeux. Les premiers s'attendent clairement à bénéficier du commerce électronique, même s'ils ont du mal à calculer le retour sur investissements. Les seconds se disent : si on fait quelque chose, c'est bien, mais on ne s'attend pas à ce que cela rapporte". 15 % des chimistes européens ne voient aucun intérêt à disposer d'un site web, contre 0 % de leurs homologues américains. Plus de 65 % des chimistes américains espèrent gagner des parts de marché grâce aux nouvelles technologies de l'information, contre 25 % des Européens qui y voient plutôt un moyen de rapprochement avec leurs clients ou leurs fournisseurs. 80 % des Européens sont incapables de chiffrer les budgets prévisionnels d'investissement à cinq ans. Plus de 40 % des Américains, en revanche, vont dépenser des sommes supérieures à 6 millions de dollars. Seuls quelques grands groupes européens s'apprêtent à investir plus de 50 millions de dollars. "Aux Etats-Unis, la mise en place des réseaux (Intranet ou Extranet) dans les entreprises a suivi celle des progiciels de type SAP. En Europe, nous n'en sommes encore qu'à la diffusion de ces progiciels. Les Américains ont franchi le pas de la gestion tout électronique de l'entreprise, contrairement aux Européens". (Les Echos - 30/03/1999)