BMG, EMI, Sony, Universal et Warner viennent de s’unir pour sécuriser l’enregistrement numérique de la musique. Réunis au sein de Secure Digital Music Initiative (SIMD), les cinq industriels veule...

BMG, EMI, Sony, Universal et Warner viennent de s’unir pour sécuriser l’enregistrement numérique de la musique. Réunis au sein de Secure Digital Music Initiative (SIMD), les cinq industriels veulent créer, au plus tard en 1999, un standard d’enregistrement étanche au piratage. Le marché du disque représente 40 milliards de dollars, somme à laquelle il faut ajouter 5 milliards de dollars correspondant au piratage classique par les cassettes traditionnelles. Le standard MP3 (système de codage de son) est pour eux un véritable cauchemar. Ce système permet en effet de transformer n’importe quel disque en petit fichier informatique que l’on peut ensuite copier sur son ordinateur et proposer à la vente ou gratuitement sur Internet. Non seulement, il permet à des millions d’internautes d’écouter en toute liberté, à partir de leur bureau, des milliers de titres, mais un internaute peut aussi se constituer une véritable discothèque modifiable à volonté sur son ordinateur ou écouter sur le nouvel appareil portable “Rio” (voir la revue de presse du 07/12). Mais le reproche le plus important que les éditeurs de disques font à MP3 est de permettre à un artiste de vendre directement sa production via Internet. Aussi, certaines sociétés comme Sony Music font désormais signer des avenants spécifiques à leurs artistes.

Les réseaux d’amateurs en France ignorent qu’ils fraudent la loi de 1957 sur le droit d’auteur et la copie privée. D’ailleurs, le Snep va prochainement lancer une campagne de publicité pour rappeler que la copie illicite peut aller jusqu’à des peines d’emprisonnement.

Des sites MP3 d’une très bonne qualité graphique, riches en contenu, sont de plus en plus nombreux à voir le jour. Un bandeau sur la page d’accueil de MP3.com, par exemple, signale simplement “c’est Noël”. Ce site comptabilise plus de 8 millions de téléchargements. (La Tribune 17/12 Libération 18/12/1998)