industrialisés. Jusqu’ici principalement américain, le commerce électronique commence à atteindre les autres pays industrialisés et les pays émergents. Selon une étude financée par la Commission eu...

industrialisés. Jusqu’ici principalement américain, le commerce électronique commence à atteindre les autres pays industrialisés et les pays émergents. Selon une étude financée par la Commission européenne, on comptera en 2002 en Europe 80 millions de consommateurs réguliers d’informations en ligne et de services électroniques. Au Japon et à Singapour on veut vendre sur Internet ou y avoir une présence pour faciliter la vente de produits et de services. Bien que les chiffres d’affaires soient encore relativement faibles par rapport à ceux des réseaux de distribution classiques, ils augmentent régulièrement. Même si les infrastructures actuelles ne permettent pas d’offrir un niveau de service suffisant (il faut souvent attendre sur Internet, la sécurité des transactions doit encore être améliorée), le commerce électronique commence à être pris au sérieux. Le monde du commerce électronique a déjà ses leaders. Outre Amazon.com (vente de livres), figurent aussi America On Line (AOL), le numéro un mondial des services en ligne par abonnement, Yahoo, le leader de service de recherche sur Internet et E-Trade (ordres boursiers. De nombreux imitateurs ont suivi, comme Lycos ou Excite auxquels se sont associés de grandes entreprises de médias, comme Disney. Envisageant de fusionner, CDNow et N2K, deux spécialistes de la vente de disques sur Internet ont repris la méthode d’Amazon.com. La bourse américaine a récemment accueilli eBay, un service de vente aux enchères sur Internet, qui affiche une capitalisation boursière de 1,5 milliard de dollars. Franck Prissert de Montgomery Securities indique “il faut retenir que le coût d’entrée pour faire du commerce électronique est très faible. Un serveur ou un hébergement et la capacité à concevoir un site Web suffisent pour se lancer. Toutefois, pour réussir, il faut maîtriser deux facteurs importants. La notoriété et la capacité à accéder aux marchés des capitaux privés”. (La Tribune - 09/10/1998)