Selon Pierre Reboul, président de l’Electronic Business Groupe (EBG) “le nombre de sites à vocation commerciale, c’est-à-dire de commerce électronique grand public ou interentreprises est de 50 000 ...

Selon Pierre Reboul, président de l’Electronic Business Groupe (EBG) “le nombre de sites à vocation commerciale, c’est-à-dire de commerce électronique grand public ou interentreprises est de 50 000 en France. Autrement dit, le double du nombre de services Minitel”. Selon certains experts, le nombres des internautes français devrait atteindre les 10 millions en l’an 2000. La toute dernière étude réalisée par Médiangles pour le compte d’Internet professionnel et du groupe de presse A Jour, rendue publique hier, confirme le décollage du commerce électronique en France (voir aussi la revue de presse du 30/09). 600 millions de F auront été dépensés en 1998 au titre du commerce électronique avec un budget moyen de 3 millions de F pour les 50 plus grosses opérations. Selon le PDG d’Integra, Philippe Guglielmetti, de nombreux sites ont franchi le million de F de chiffre d’affaires en 1998 “lorsque la moyenne des sites produira un chiffre d’affaires de 1,5 million, les choses s’accéléreront”. Un site Internet coûtant annuellement environ 300 000 F, il faut produire un chiffre d’affaires de 1,5 million de F pour commencer à gagner de l’argent, à partir d’une marge de 30 %. Par ailleurs, chez les sociétés de vente par correspondance comme La Redoute, Les 3 Suisses ou la Camif, on observe la création de directions indépendantes consacrées au commerce électronique. Que ce soient les jeunes entreprises innovantes issues de l’Internet, les grands groupes disposant des capitaux nécessaires pour soutenir leur croissance et les PME traditionnelles qui voient dans Internet un formidable outil compensant leur petite taille, tous approchent le commerce électronique avec bien sûr des stratégies différentes. De toute évidence, 1999 sera l’année de l’extension de l’offre, indispensable pour que puisse apparaître une véritable demande, comme le pronostique Philippe Guglielmetti “les années 1999 et 2000 seront celles du démarrage de la demande”. En 1998, les Français ont multiplié par trois leurs achats sur Internet. Les acheteurs sont encore très masculins, préfèrent payer par chèque. La création d’un site de vente sur Internet pouvant rapidement s’amortir, de très nombreuses PME s’attendent à une forte progression de leur chiffre d’affaires dans les prochaines années. Internet permet de diversifier l’offre des catalogues de certains distributeurs. Internet est une chance pour les petits commerçants innovants. Ayant commencé en commercialisant sur le Web les produits et les spécialités culinaires de PME françaises, France World Contacts profite de son expérience pour vendre maintenant d’autres produits sur le Web. Les agences de voyages se ruent sur le Web. (Dossier de quatre pages - La Tribune - 1er/10/1998)