Selon l'institut de Rensselaer, si l'on souhaite accroître la quantité d'échanges entre les membres d'un réseau, il faut commencer par réduire le nombre d'intermédiaires, pour un transfert d'informations plus immédiat.

Pour éviter que le flot de communication entre plusieurs individus ne finisse par noyer les conversations entre les membres du réseau, il faut veiller à raccourcir les délais. Cela, en limitant le nombre d'intermédiaires, affirment trois chercheurs de l'institut polytechnique de Rensselaer. Selon les conclusions de leur étude, augmenter la communication entre les membres d'un réseau n'est en effet possible qu'à la condition de renforcer la synchronisation entre les individus connectés. Sans quoi l'efficacité même du réseau est menacée. "Lorsqu'il n'y a pas ou peu d'intermédiaire, plus il y a d'informations partagées, plus grande est la performance globale du réseau", indique Giorgy Korniss, l'un des auteurs de l'étude.

Les limites d'un surplus de communication

En revanche, s'il y a des délais, l'impact d'une plus grande diffusion de données peut paraître positif sur le court terme, mais la performance du réseau risque fort d'en pâtir au fil du temps, et rien ne pourra alors empêcher son délitement", avance-t-il. Ainsi, les responsables d'un réseau d'entreprise ont intérêt à augmenter la quantité des échanges entre les salariés si et seulement si les infrastructures mises en place sont suffisamment denses, coordonnés, et les individus interconnectés. Les scientifiques ont construit des modèles mathématiques, fondés sur des équations différentielles, pour évaluer les risques d'une évolution trop rapide d'un réseau, en fonction de différentes variables.

Mesurer l'impact des délais sur la performance du réseau

Lorsqu'ils ont introduit des délais dans les paramètres de leur modèle, ils ont pu mesurer les conséquences d'une diffusion trop abondante d'informations entre les membres du réseau. Selon les scientifiques, après un certain point, toute communication devient même contre-productive. "Mesurer l'impact de ces intermédiaires permet aux créateurs de ces réseaux de  comprendre que dans certains cas une baisse de la communication vaut mieux qu'une communication sans cesse accrue", note le chercheur.