''Nous avons, grâce à la navigation sur Internet, les moyens de prédire avec une marge d'erreur de 5% le nombre de véhicules qu'un constructeur va vendre en faisant une étude de marché basée sur...

"Nous avons, grâce à la navigation sur Internet, les moyens de prédire avec une marge d'erreur de 5% le nombre de véhicules qu'un constructeur va vendre en faisant une étude de marché basée sur le seul comportement des gens sur la toile", explique un spécialiste lors du Forum des Sciences et technologies dans la société qui se tient en ce moment à Kyoto.

Observer les internautes quand ils surfent serait un moyen de déceler les désirs inconscients, les pulsions (potentiellement d'achat), les centres d'intérêt des gens. Finalement, la manœuvre n'est pas si innovante puisqu'elle teste le potentiel d'un produit, non plus en observant le comportement de la personne en supermarché, mais sur la toile.

Une analyse des données permettrait d'établir (comme le font aujourd'hui les agences d'échantillonnage en étudiant les tickets de caisse) des profils comportementaux. On pourrait alors savoir quel produit conseiller au consommateur et de ce fait établir des prévisions sur les ventes.

Les limites de telles études ? Si l'entreprise se remet à cette méthode pour faire une étude de marché, il faudra trouver un panel significatif de la population qui accepte d'être scruté à chaque clic. Et on peut facilement imaginer des dérives dangereuses pour les libertés individuelles. Sujet laissé de côté par le forum.

Si ces industriels se réunissent aujourd'hui avec des hommes politiques et des scientifiques venus de 60 pays différents, c'est bien pour débattre de moyens d'utiliser la technologie à bon escient, laissant dans l'ombre le "mais".

(Atelier groupe BNP Paribas- 13/09/2005)