Taylor Nelson Sofres Distribution a réalisé une étude, dans le cadre des journées annuelles 2000 de l’IFM, permettant d’identifier, de quantifier et de qualifier les comportements des foyers vis-à-v...

Taylor Nelson Sofres Distribution a réalisé une étude, dans le cadre des journées annuelles 2000 de l’IFM, permettant d’identifier, de quantifier et de qualifier les comportements des foyers vis-à-vis du commerce électronique, face à l’offre commerciale des hypermarchés et des supermarchés. L’étude a été menée en trois parties. La première partie de cette étude a été menée auprès des 20 000 foyers du panel postal de Taylor Nelson Sofres, le Metascope. Cinq groupes ont été identifiés, quantifiés et caractérisés. Les acquis (4 %, soit près d’1 million de foyers). Il s’agit principalement de foyers ayant des revenus mensuels supérieurs à 25 000 F (deux revenus), de catégorie sociale élevée, ayant un enfant, habitant Paris ou la région parisienne, ayant accès à Internet, fréquentant plus particulièrement Carrefour et ayant confiance dans le paiement à distance. Les accessibles (24 %, soit près de 6 millions de foyers). Mêmes caractéristiques socio-démographiques que les acquis, mais avec un revenu mensuel inférieur. Bien qu’ils soient eux aussi connectés à Internet, ils ont moyennement confiance dans le paiement à distance. Ils fréquent plus particulièrement Carrefour et Auchan. Les sceptiques (23 %, soit près de 5,5 millions de foyers). Se rencontrant dans toutes les classes sociales, ils ont en général moins de 54 ans. Ils habitent dans une agglomération de 100 000 habitants et fréquentent essentiellement Géant, Cora et Leclerc. Ils accèdent peu à Internet et ont moyennement confiance dans la sécurité des paiements; Les imperméables (36 %, soit près de 9 millions de foyers). Ce sont surtout des inactifs, des ouvriers, de plus de 45 ans, habitant dans de petites agglomérations, fréquentant Intermarché et les hards-discounters. Ils sont surtout sensibles aux (petits) prix. Ils n’ont pas accès à Internet et ont moyennement confiance dans le paiement à distance. Les indifférents (13 %, soit près de 3 millions de foyers). Ce sont surtout des plus de 65 ans, inactifs, habitant des agglomérations de 20 à 100 000 habitants ou en milieu rural. Ils ne se sentent pas concernés par Internet et encore moins par le e-commerce. Ils fréquentent principalement Intermarché, Champion ou Stoc pour la proximité, le contact avec les commerçants. La seconde partie de l’étude a été menée auprès de 2 600 internautes membre du jury des internautes de Taylor Nelson Sofres. Moins d’un tiers des internautes achètent actuellement des produits sur Internet, Le plus souvent, il s’agit d’achats personnels, d’achats plaisirs non impliquant pour la famille. Les achats de produits de grande consommation sont très faibles. Au cours des six derniers mois, 28 % ont acheté des produits culturels (livres, CD et DVD), 6 % des produits d’épicerie, 5 % des articles d’hygiène parfumerie, 3 % des produits frais, 2 % des vins fins. Le fait de ne pas avoir à se déplacer et pouvoir acheter à toute heure sont les principales motivations évoquées quels que soient les produits achetés. Le grand choix des produits est la troisième motivation principale pour les achats de produits culturels. Le peu de plaisir que procure le fait d’aller dans un supermarché est évoqué pour les autres produits. 54 % des internautes (soit 12 % des foyers français) interrogés sont favorables à un concept de supermarché en ligne proposant une offre large de produits de consommation courante, une offre de services (teinturerie, repassage …), des prix les plus justes, la possibilité de commander 24h/24, des livraisons gratuites pour toute commande supérieure à 400 F et un paiement à la livraison par chèque ou carte bancaire. Ces internautes ont les mêmes caractéristiques que le groupe des «acquis». La troisième partie de l’étude a été menée auprès de 1 000 foyers internautes clients des sites Ooshop, Houra, C-Mescourses et télémarket (250 clients de chaque site). Ces internautes ont passé en moyenne 43 minutes pour la première commande et 27 minutes pour la dernière commande. 59 % d’entre eux ont passé leur commande connectés à Internet depuis leur domicile, 22 % depuis leur lieu de travail, 19 % depuis les deux. 56 % des internautes souhaitent pouvoir payer avec une carte bancaire à la livraison. Ce mode de paiement est aujourd’hui proposé à 35 % des internautes. 33 % souhaitent payer par carte bancaire à la commande (proposé à 60 %), 47 % par chèque (proposé à 51 %) et 7 % en espèces (proposé à 11 %). 14 % souhaitent être livré le jour même, 67 % le lendemain et 18 % le sur-lendemain. 49 % trouvent le coût peu élevé, 51 % trop élevé. 39 % n’expriment aucune attente, 27 % veulent plus de choix, 10 % un site plus rapide et des produits moins cher, 9 % des frais de livraison moins cher, 5 % plus de produits frais, 5 % une réduction des délais de livraison et 3 % la sécurité de paiement. (Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 11/12/2000)