L'excellente santé de la publicité en ligne tient en partie à la production de contenu par les internautes - le fameux user generated content - sur les sites web 2.0...

L'excellente santé de la publicité en ligne tient en partie à la production de contenu par les internautes - le fameux user generated content - sur les sites web 2.0.
 
Les internautes sont de plus en plus friands de contenus multimédia et voient dans l'Internet d'aujourd'hui un formidable outil collaboratif. Plus de 7 millions d'internautes américains, soit 35% de l'ensemble des internautes d'outre-Atlantique, créeront leurs propres contenus numériques sur la Toile cette année (vidéos, musiques, blogs, forums, partage de photos, pages sur des réseaux sociaux), selon les chiffres avancés par l'institut eMarketer.
 
En France, 6,1 millions d'internautes avaient intégré du contenu multimédia sur Internet en 2006, selon une étude de Médiamétrie.
Ce chiffre représente 31,4% de la totalité des internautes français.
 
Quand contenu multimédia rime avec revenus publicitaires
 
Intégrer du contenu Web 2.0 sur la Toile permet également de générer de l'argent, en particulier dans le secteur de la publicité en ligne. Les contenus créés par les internautes américains devraient ainsi générer, pour 2007, un milliard de dollars en terme de revenus publicitaires.
Ce montant devrait être multiplié par quatre en 2011, pour atteindre les 4,3 milliards de dollars.
 
Des annonceurs encore dubitatifs
 
Toutefois, les annonceurs sont encore légèrement réticents à l'idée de placer leurs publicités sur des contenus qui n'auront peut-être aucune pérennité. Mais l'institut eMarketer demeure optimiste: selon lui, la multiplication des revenus publicitaires grâce à la création de contenus par les internautes ne semble donc pas prête de s'essouffler car des sites aussi populaires que YouTube, FaceBook ou MySpace continueront d'attirer de nombreux internautes, créateurs comme simples lecteurs, et permettront ainsi de générer d'importants revenus.
 
Anne Confolant pour L'Atelier

(Atelier groupe BNP Paribas – 22/06/2007)