Les acteurs de l’univers cartes bancaires ont enfin décidé de faire converger leurs différents systèmes de sécurisation au sein de Cybercomm. La naissance officielle de cette infrastructure unique, ...

Les acteurs de l’univers cartes bancaires ont enfin décidé de faire converger leurs différents systèmes de sécurisation au sein de Cybercomm. La naissance officielle de cette infrastructure unique, à portée internationale, capable d’identifier à distance un utilisateur, d’authentifier sa carte et de la certifier (signature électronique) devrait être annoncée le 29 octobre à l’occasion du Salon Cartes 98 qui se tient actuellement au CNIT-Paris-La Défense.

Deux expériences concurrentes coexistaient jusqu’à présent, celle du protocole e-comm associant BNP, Crédit Lyonnais, Société générale, Visa, France Télécom et Gemplus (norme SET) et celle du procotole C-SET (Groupement des Cartes Bancaires).

Outre le commerce électronique, la carte à puce se trouve au centre du développement du PME et de l’évolution technologique.

A l’heure actuelle, on dénombre une vingtaine de projets européens de PME non interopérables entre eux. Toutefois, quelques tentatives de convergence européenne commencent à se dessiner.

En France, trois expériences de PME sont actuellement menées. Modéus, réunissant la Société Générale, la Poste, les Caisses d’Epargne, la RATP et la SNCF teste la “carte sans contact” permettant d’effectuer de menus achats et de délivrer des titres de transport (voir la revue de presse du 27/10). La BNP, le Crédit Agricole, le Crédit Lyonnais, le Crédit mutuel ont lancé, de leur côté, la société européenne de la monnaie électronique cherchant à intégrer le modèle du PME allemand Geldkarte dans les cartes bancaires classiques. Cette expérience sera lancée à Tours en 1999 auprès de 50 000 personnes. Enfin, le Crédit Mutuel vient de racheter une licence exclusive pour la France pour développer Mondex, le PME de Mastercard. (Les Echos Le Figaro - 28/10/1998)