Cette jeune agence de communication sur Internet créée en 1995 se permet de refuser des budgets “notre effectif actuel ne nous permet pas d’accepter toutes les propositions que nous recevons, d’auta...

Cette jeune agence de communication sur Internet créée en 1995 se permet de refuser des budgets “notre effectif actuel ne nous permet pas d’accepter toutes les propositions que nous recevons, d’autant que nous avons pris le parti, dès le début, de privilégier la qualité à la quantité” explique son directeur général, Christophe Tricaud. Alors que Cithere comptait fin 1997, 28 personnes, elle emploie aujourd’hui 45 salariés dont 2 à New York . Son métier est de créer des sites sur Internet “nous prenons en charge toute la problématique, depuis la phase de réflexion stratégique, trop souvent ignorée, jusqu'à la mise en œuvre. Il faut savoir qu’il se crée chaque mois pas moins de 100 000 nouveau sites. Or, tous ne retiendront pas l’attention. Aussi, est-il primordial d’envisager les retours sur investissement que l’on peut attendre d’une telle opération, quitte à la déconseiller si c’est nécessaire”. Installée à Boulogne-Billancourt, Cythere compte parmi ses clients de grands noms comme Danone, Club Med, France Télécom ou L’Oréal. Du reste, pour ce dernier site, elle a obtenu le Web d’Or au festival de communication d’entreprise de Biarritz. Cette année l’agence devrait réaliser un résultat net de l’ordre de 2 millions de F et une marge brute de 24 millions de F, soit le double de l’an passé. La société envisage de se développer dans le commerce électronique, très prisé aux Etats-Unis, mais encore balbutiant en France. Toutefois Christophe Tricaud estime que la vente de produits en ligne devrait exploser dans les années à venir, particulièrement dans l’informatique, le tourisme et les biens culturels. Venant d’ouvrir un bureau à New York, les responsables de l’agence veulent accompagner leurs clients sur place et obtenir des budgets de compagnies aériennes “notre offre est très différente de ce que proposent les agences américaines. Elles sont très efficaces, avec une approche beaucoup plus pragmatique que la nôtre. Mais dès qu’il s’agit d’aller au dehors des Etats-Unis, notre connaissance des marchés et des habitudes européennes constitue un atout pour un groupe désireux de s’implanter sur le Vieux Continent”. (La Tribune - 25/08/1998)