Filiale du groupe publicitaire Havas Advertising, Connectworld a passé en revue l’évolution du comportement de l’acheteur en grande surface, intégré les données disponibles aujourd’hui sur le commer...

Filiale du groupe publicitaire Havas Advertising, Connectworld a passé en revue l’évolution du comportement de l’acheteur en grande surface, intégré les données disponibles aujourd’hui sur le commerce électronique et passé au crible les sites existants. Il en ressort que le consommateur moderne est “pressé”, “averti” et “exigeant”, achetant davantage de produits culturels liés à la santé, aux loisirs, aux enfants et à l’électronique au détriment du textile ou de l’alimentaire. Selon Connectworld, ces évolutions prédisposent un certain nombre de consommateurs à effectuer certains de leurs achats on line. La véritable explosion en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne est attendue pour 2001-2002. Bien que le Minitel représente encore en France un chiffre d’affaires de 12,6 milliards de F, dont 8 pour la vente par correspondance, Connectworld relève que le nombre de sites marchands en Europeest en forte croissance. Passé de 2 280 en 1997 à 4 060 en 1998, on devrait atteindre 22 540 sites en 2002. Sur les 122 millions d’utilisateurs du Web en 1997, 73 % ont effectué un achat direct ou indirect. Les secteurs marchands qui profitent le mieux du Web aux Etats-Unis, marché de référence, sont le transport aérien (+ 301 % sur les deux derniers mois), le marché des actions, le hardware, la location de voitures et l’achat de livres. En France, selon l’étude de Connectworld prenant en compte différents critères, comme l’interactivité, le nombre de produits présentés ou bien encore la logistique de livraison, Continent, comme Monoprix font figure de mauvais élèves. La Redoute ou les 3 Suisses s’en tirent avec les honneurs. Malgré l’impossibilité d’écouter des disques on line, la Fnac remporte un satisfecit. Habitat pour sa part décide d’attaquer directement le marché américain avec un site local. Pour Connectworld, les intermédiaires spécialisés ayant pour nom Tesco, Peapod, Marcopoly, IQVC ou Amazon.com, ou bien encore les malls, centres commerciaux virtuels, constituent un danger pour les marques “physiques” traditionnelles. Face à ce danger, Connectworld a élaboré un “business modèle gagnant” comprenant des recettes vouées à la constitution de plates-formes commerciales. (La Tribune 20/10/1998)