Lancé, selon Patrick le Lay, PDG à la fois de TF1 et de TPS, "dans l'indifférence et le scepticisme de tous", TPS a fait "la démonstration qu'il existait bien, sur le marché de la télévision payante...

Lancé, selon Patrick le Lay, PDG à la fois de TF1 et de TPS, "dans l'indifférence et le scepticisme de tous", TPS a fait "la démonstration qu'il existait bien, sur le marché de la télévision payante, la place pour un second bouquet". Détenu par les quatre chaînes hertziennes généralistes (TF1, M6, France 2, France 3), France Télécom et Suez Lyonnaise des Eaux, TPS comptait fin 1998, 615 000 abonnés (630 000 fin février). Ce chiffre ne prend pas en considération les 85 000 abonnés que comptent par ailleurs les chaînes cinéma de TPS sur le câble. Rappelons que le leader du marché du numérique CanalSatellite comptait au 31 décembre 1998, 1,1 million d'abonnés, Canal Plus 4,4 millions. Désormais, TPS estime pouvoir faire jeu égal avec CanalSatellite. Jacques Espinasse, le nouveau directeur général du bouquet affirme "nous prendrons 50 % de la croissance du marché". D'ici à la fin de 2001, TPS vise "600 000 nouveaux abonnés", soit 300 000 recrutements par an. Dès l'an prochain, le bouquet devrait dégager un "cash-flow positif". Son lancement aura coûté en deux ans au total "1,8 milliard de F". Les actionnaires se sont engagés à injecter entre 800 millions et 1 milliard de F supplémentaires jusqu'au point d'équilibre prévu, lui, "pour 2001 ou 2002". TPS vise "prioritairement" les 72 % de foyers français non encore abonnés au câble ou au satellite. Afin de les séduire, TPS compte développer son offre de cinéma. Dès septembre, la société lancera une nouvelle chaîne déclinée en trois versions sur le modèle de CinéStar 1, 2 et 3. Ayant créé l'an passé la chaîne d'information sportive Infosport et le service interactif InfoScore, TPS mise également sur la diffusion d'évènement sportifs. Enfin, ayant obtenu de la Commission européenne l'exclusivité pour trois ans de la diffusion des chaînes hertziennes, TPS compte bien demander "en juin au plus tard" le renouvellement de cette autorisation. De fait, cette exclusivité demeure l'un de ses meilleurs atouts commerciaux face à Canal Plus. (Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 17/03/1999)