Les jeux d'argent en ligne ont longtemps été synonymes d'addictions importantes et de pertes d'argent significatives. Une étude de la Harvard Medical School remet ce diagnostic en cause...

Les jeux d'argent en ligne ont longtemps été synonymes d'addictions importantes et de pertes d'argent significatives. Une étude de la Harvard Medical School remet ce diagnostic en cause.
 
Les jeux d'argent en ligne, tels que les paris sportifs, traînent depuis longtemps une mauvaise réputation: ils seraient fortement addictifs et feraient perdre de grosses sommes d'argent aux internautes joueurs. Mais l'étude de la division des Addictions de la Harvard Medical School, spécialisée dans la recherche sur les addictions et les différents champs de traitement, montre que ces affirmations ne sont pas étayées.
 
Des pertes d'argent peu importantes
 
A noter cependant que l'étude a été menée en coopération pendant huit mois avec la société Bwin, spécialisée dans les paris sportifs. Quoi qu'il en soit, il en ressort que pour le poker et les jeux en ligne, la majorité des 40 000 joueurs actifs sur internet sondés pour l'étude ont le comportement typique de joueurs moyens dans la vie réelle. Ainsi, la perte moyenne d'argent enregistrée sur les huit mois ne s'élève qu'à 33 euros.
 
Seul 0,4% des joueurs sondés peut être qualifié de "gros joueur", c'est-à-dire enregistrant d'importantes pertes d'argent. Ce qui peut laisser penser que seule une très petite quantité de parieurs ou de joueurs de poker en ligne ont de sérieux problèmes financiers suite à leur venue sur ce type de site.
 
Les joueurs compulsifs doivent être pris en main
 
Les docteurs Howard Shafer et Richard LaBrie, de la Harvard Medical School, ont ainsi conclu que les problèmes d'argent liés aux jeux en ligne étaient surestimés, en l'absence d'étude précise. Mais Geoffrey Godbold, CEO de GAMcare, un centre national britannique d'aide et d'information sur l'impact social des jeux d'argent, a tout de même précisé qu'il ne fallait pas se focaliser sur la majorité des joueurs qui ne connaissent pas de soucis financiers et ne voient que le côté ludique de ces jeux, mais qu'il fallait davantage se préoccuper de la petite minorité qui rencontre des problèmes significatifs d'argent.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 25/06/2007)