La popularité d'Internet s'est en partie fondée sur l'intérêt et la curiosité des utilisateurs pour les espaces de discussion, ou « chat rooms ». Un intérêt qui atteint aujourd'hui une certaine ...

La popularité d’Internet s’est en partie fondée sur l’intérêt et la curiosité des utilisateurs pour les espaces de discussion, ou « chat rooms ». Un intérêt qui atteint aujourd’hui une certaine maturité, comme le souligne un rapport du cabinet d’études « Pew Internet and American Life Project ». Le nombre d’internautes ayant participé à des espaces de discussion aux Etats-Unis n’a progressé que de 21 % entre mars 2000 et juillet 2002.

Selon Mary Madden, auteur du rapport, cette baisse d’intérêt pour les espaces de discussion incombe principalement à l’apprentissage par les internautes des outils du web : moteurs de recherche, sites Internet spécialisés dans des domaines précis, etc. Les autres raisons de ce déclin ? Tout d’abord l’utilisation du « chat » par les jeunes internautes, amusés de s’infiltrer sur des salons de discussion d’adultes. En outre, les « chats » ont été vilipendés par les médias comme étant les espaces de prédilection de prédateurs sans visage, dont pouvaient être victimes les enfants.

Le déclin du chat a profité par contre à d’autres formes de communication en ligne, comme la messagerie instantanée, l’e-mail ou encore les sites de rencontres. Au nombre des internautes interrogés par l’équipe de mary Madden, 4 % seulement avaient utilisé le chat dans la journée. Par contre, ils étaient 11 % à avoir eu recours à leur messagerie instantanée et 46 % à avoir envoyé des courriers électroniques.

Mais alors, qui sont les « chatteurs » qui ont survécu à l’hécatombe ? Le cabinet « Pew Internet and American Life Project » a tenté d’établir leur portrait-robot : sur un panel d’internautes américains, 28 % d’hommes avaient participé à des espaces de discussion, contre 22 % de femmes. 40 % des sondés d’origine hispanique utilisaient le chat, contre 35 % de Noirs américains, et 22 % de Blancs. Il s’avère que les niveau d’études et de salaire sont également des facteurs d’utilisation des espaces de discussion. Plus d’un quart des sondés justifiant d’un niveau baccalauréat les utilisent, contre 17 % d’internautes diplômés du secondaire.

( Atelier groupe BNP Paribas – 29/12/2003)