Grâce au rachat de NetHold, Canal Plus a consolidé sa position de leader européen de la télévision payante. Mais aujourd’hui, le groupe doit faire face aux offensives de la concurrence en Espagne et...

Grâce au rachat de NetHold, Canal Plus a consolidé sa position de leader européen de la télévision payante. Mais aujourd’hui, le groupe doit faire face aux offensives de la concurrence en Espagne et en Italie, deux marchés porteurs pour la télévision numérique payante, ainsi qu’en Pologne. Le groupe français est de plus, sorti quasiment du marché allemand. Selon son directeur général, Laurent Perpère “les activités internationales seront à l’équilibre en exploitation dès 2000 et apporteront une contribution significative au résultat net en 2001”. Sur le premier semestre de 1998, la contribution en Espagne est négative de 34 millions de F, en Italie de 228 millions (en ne prenant en compte que les 45 % détenus dans Telepiù sur les 90 %), en Pologne de 39 millions et dans les Pays nordiques de 62 millions. Les estimations à fin septembre donnent 2,1 millions d’abonnés en Espagne, dont 1,56 million pour la chaîne à péage, 250 000 en Pologne, 429 000 dans les pays nordiques dont 101 000 pour le service numérique, 580 000 en Belgique et 1,2 million de foyers abonnés en Italie, dont 314 000 pour l’offre numérique.

En Espagne, comme en Italie, les projets concurrents de Canal Plus sont conduits par les compagnies historiques des télécommunications. Telefonica exploite déjà un service en Espagne. Telecom Italia devrait annoncer aujourd’hui en Italie le nom de celui avec qui elle va affronter Telepiù et sa plate-forme numérique D+.

L’exemple français montre toutefois que deux offres concurrentes peuvent vivre sur un même marché. CanalSatellite et TPS parviennent en effet à maintenir leur croissance.

Pour l’heure, Canal Plus reste maître du jeu en maîtrisant les droits cinématographiques auprès des majors américaines avec qui le groupe à signé des contrats sur le long terme ainsi que les contrats avec une partie importante des clubs de foot de première division. (La Tribune - 05/10/1998)