l'IFA. Annoncée comme une véritable révolution, cette nouvelle galette ressemble à un bon vieux disque compact. Sa différence réside dans sa capacité de stockage huit fois supérieure à celle de son ...

l'IFA. Annoncée comme une véritable révolution, cette nouvelle galette ressemble à un bon vieux disque compact. Sa différence réside dans sa capacité de stockage huit fois supérieure à celle de son ainé. Après l'audio et les télécommunications, l'industrie du cinéma, pour qui le franchissement de ce "seuil" est un évènement, entre à son tour dans l'ère numérique. Les grandes sociétés d'électronique grand public espèrent relancer leur industrie sinistrée grâce à ce nouveau produit. Le DVD qui entre aussi dans la vidéo sous le nom de DVD-Vidéo vise également, avec le DVD-Rom, le marché de l'informatique. Actuellement des versions enregistrables (DVD-Ram) sont à l'étude. Le DVD devrait devenir le support de stockage universel de l'information numérique. Dès aujourd'hui Philips, Sony, Warner et Columbia vont dévoiler leur stratégie sur le marché européen. "Théoriquement", le "soft" (les films) et les lecteurs de DVD-Vidéo vendus entre 4 000 et 5 000 F devraient être disponibles dès le mois prochain. Depuis le printemps, quelques appareils sont commercialisés en France, mais le faible nombre de titres les limitent à une clientèle "aisée". Entre novembre 1996 et mai 1997, il s'est vendu au Japon 100 000 lecteurs de DVD pour un prix allant de 3 000 à 3 500 F. Misant sur des fortes ventes pour les fêtes, l'association japonaise des fabricants de matériel électronique table sur 600 000 unités pour l'année entière et 900 000 en 1998 rien qu'au Japon. Si la commercialisation du DVD n'a démarré qu''au printemps aux Etats-Unis, 144 000 lecteurs et 1,2 million de disques auraient déjà été vendus, selon des sources industrielles qualifiant ces chiffres "d'encourageants". (Libération - 29/08/1997)