Avec sa qualité d'image presque deux fois supérieure à celle de la cassette et de 20 % à celle du Laserdisc, le DVD possède de nombreux atouts lui permettant de s'imposer. Sa capacité de stockage pe...

Avec sa qualité d'image presque deux fois supérieure à celle de la cassette et de 20 % à celle du Laserdisc, le DVD possède de nombreux atouts lui permettant de s'imposer. Sa capacité de stockage permet d'offrir un son d'une qualité meilleure que celui des disques compacts audios. Il est également possible de mettre la bande son originale d'un film et sa traduction en sept langues sur un disque DVD. Les éditeurs de lignes peuvent proposer jusqu'à 32 versions sous-titrées. Grâce à sa télécommande et à des menus déroulants s'affichant sur l'écran de son téléviseur, l'utilisateur peut non seulement choisir entre toutes ces possibilités, mais aussi consulter des "pages" contenant des informations complémentaires sur les films et même regarder des scènes sous différents angles si, bien entendu, le réalisateur les a filmées. Toutefois, bien que la capacité du DVD soit importante, elle ne lui permet pas d'offrir tous ces avantages en même temps.

Conservant un formidable atout sur les lecteurs de DVD, seuls pour l'instant les bons vieux magnétoscopes peuvent enregistrer des films ou des émissions télévisées.

La bataille pour le son est à l'origine du faible nombre de lecteurs de DVD vidéo disponibles en Europe. En effet, Philips voulant imposer sa propre solution technique face au système "Dolby" déjà utilisé aux Etats-Unis, a pris du retard pour proposer aux éditeurs de films des matériels leur permettant d'éditer des disques avec son procédé. Le Forum DVD a donc laissé aux constructeurs le libre choix en Europe entre les deux techniques. En fait, "Dolby" est devenu le standard quasi universel. De nombreux constructeurs proposent toutefois des lecteurs capables de lire ces deux techniques.

Le consommateur européen a, pour l'heure, un choix limité de titres. De plus, le monde ayant été divisé en six zones géographiques disposant chacune de son propre système d'encodage des disques, il est impossible à un lecteur américain de lire un disque DVD vidéo destiné au marché européen ou japonais. Seuls, les films les plus anciens peuvent être lus par tous les lecteurs. En outre, les majors du cinéma ont, pour éviter le piratage, rendu impossible le copiage d'un disque DVD sur une cassette vidéo.

Pour s'attaquer au marché américain de la location et afin de gagner un maximum d'argent, les studios, les industriels et les distributeurs ont fait preuve d'imagination. Ils parient ainsi sur le système dit DVIX (Digital Vidéo Express). Un disque DVIX acheté 5 dollars par l'amateur de films (contre 25 dollars pour un disque DVD, 20 dollars pour une cassette vidéo) ne peut toutefois être regardé que pendant 48 heures. Au-delà, il faut payer à la séance chaque fois qu'on souhaite le regarder. Le lecteur de DVIX étant branché sur le réseau téléphonique, le vendeur de DVD peut facilement facturer l'utilisateur. (Le Figaro - 26/05/1998)