Les sites de e-commerce poursuivent leur progrès en matière de rentabilité. La crise économique, cependant, oblige les e-commerçants à se diversifier.

Le e-commerce progresse toujours, mais avec difficulté

En 2012, une étude de CCM Benchmark et Webloyalty que seuls 14% des sites de e-commerce avaient pu améliorer significativement leur seuil de rentabilité en 2011 alors qu’il s’abaissait pour 25% des sites. Un an plus tard, les mêmes entreprises dressent un constat similaire dans une étude intitulée « La rentabilité des sites de e-commerce contrastée ». Menée auprès de 65 e-commerçants, dont une vingtaine (31%) dédiée au secteur du tourisme, le rapport indique que la crise économique actuellement impacte grandement les sites de e-commerce. Leur chiffre d’affaires cumulé n’a progressé que de 9% en 2012 contre 18% en 2011.

Monétiser le client

En 2012, la rentabilité des sites de e-commerce a majoritairement augmenté. Elle s’est accrue fortement, pour 30% des répondants, et un peu pour 34% d’entre eux, et une baisse de rentabilité n’a été constatée que pour 18% des e-commerçants. Une solution apportée par certains sites est alors la monétisation de leur clientèle par la vente d’espaces publicitaires, la location de fichiers ou de données et la mise en place de partenariats. Ils sont ainsi 57% des sites de e-commerce à rechercher la monétisation de leur audience, et 34% ont choisi de le faire par plusieurs moyens, contre 22% en 2011. L’impact de ces services tiers n’est pas à négliger puisque 68% des sites qui monnayent leur audience ont amélioré leur rentabilité en 2012, contre 60% chez les marchands numériques qui n’ont pas utilisé cette solution.

Des barrières à soulever

Plusieurs études ont montré les contraintes qui affaiblissent le e-commerce. Sur le marché américain, comScore indiquait que les frais de port gratuits, l’application de la taxe de vente et les options de livraison sont toutes susceptibles d’affecter le e-commerce. Ainsi l’étude relevait que 46% des Américains avaient réduit leurs dépenses de manière globale. Enfin, la protection des informations sur Internet serait toujours un obstacle à la vente en ligne. Une étude de janvier 2013 notait ainsi que 43% des internautes déclaraient ne pas faire confiance aux compagnies pour la gestion de leurs données en ligne.

 

 

Rédigé par Guillaume Parodi
Rédacteur