L’Idate constate que 2000 et le 1er semestre 2001 auront été riches en évènements marquants dans le secteur de la musique, plus particulièrement celui de la web musique avec des rapprochements ou te...

L’Idate constate que 2000 et le 1er semestre 2001 auront été riches en évènements marquants dans le secteur de la musique, plus particulièrement celui de la web musique avec des rapprochements ou tentatives de rapprochement entre maisons de disques, des procès opposant la RIAA représentant les principaux éditeurs à des jeunes pousses peu scrupuleuses de la législation sur le copyright (Napster, MP3.com, Scour, Aimster), l’apparition, parallèlement, de nouveaux segments de marché lié au réseau mondial et l’annonce de stratégies offensives des multinationales du disque (rachats d’entreprises de la nouvelle économie, lancement de nouveaux modèles de distribution de musique). Selon l’Idate, cinq groupes internationaux se partagent 77,5 % du marché de la musique (37 milliards de dollars de chiffre d’affaires) : Universal Music Group, Sony Music, EMI Group, BMG Entertainment et Warner Music Group. Une multitude d’éditeurs indépendants se partagent les 22,5 % restants. Selon les estimations de l’Idate, le marché mondial de la musique téléchargée devrait passer de 703,2 millions d’euros en 2001 à 6 375,9 millions d’euros en 2006. La plus importante progression proviendra des Etats-Unis. Le marché américain passera de 334,3 millions d’euros en 2001 à 3 318,2 millions d’euros en 2006. .Le marché européen devrait passer, sur la même période de 202,2 millions d’euros à 1 896,2 millions d’euros, le marché japonais de 68,6 à 547,5 millions d’euros et le reste du monde de 98,1 à 614 millions d’euros. Fin 2000, les acteurs traditionnels découvrent qu’ils n’ont pas été assez attentifs aux nouveaux développements en ligne et aux nouveaux entrants qui leurs sont associés. Les majors ont accumulé du retard vis-à-vis des technologies et des positions sur le net de ces nouveaux prestataires. Les plus grosses compagnies ayant intenté des procès ont finalement préfèré signer des armistices plutôt que d’éliminer totalement et définitivement les populaires pionniers de l’échange et de la gestion de fichiers musicaux sur Internet. Les majors se sont alors engagés largement dans les développements en matière de logiciels de protection et de gestion des droits sur fichiers électroniques. Début 2001, pour lutter contre Napster et sa multitude de clones et participer ainsi à l’instauration d’un système payant, Sony Corporation et Vivendi Universal ont annoncé une plate-forme de distribution, Duet, appelée désormais Pressplay. AOL Time Warner, BMG Entertainment, EMI Group et Real Networks se sont, de leur côté, alliés pour créer une nouvelle entité MusicNet. Toutefois, les majors doivent aussi compter avec la concurrence d’offres juridiquement irréprochables, organisées autour de modèles économiques fondés sur la publicité, l’abonnement ou la location de fichiers audio. Ainsi sont nés les OMD (On Line Music Distributors), les labels en ligne ainsi que d’autre modèles construits autour d’applications musicales en ligne, les MSP (Music Server Provider). A l’avenir, la musique s’achètera en ligne, s’écoutera en payant ou gratuitement en contrepartie de bandeaux publicitaires ou d’une appartenance à un groupe de consommateurs définis. Elle fera l’objet de services à la demande ou non. Elle se téléchargera, se louera certainement. Elle sera l’objet de portails spécialisés ou d’une rubrique phare des grands portails généralistes. Elle sera « mobile » et au centre des premières applications de vidéo streaming … L’Idate continuera à suivre de près et a analysé l’actualité de ce secteur. (Christine Weissrock – Atelier BNP Pribas – 4/10/2001)