Toutes les entreprises américaines n’excellent pas sur les réseaux sociaux, contrairement à ce que l’on pourrait croire. À l’inverse, celles-ci s’avèrent plutôt inactives sur ces plateformes.

États-Unis : les grandes compagnies ont encore des progrès à faire sur les réseaux sociaux

Toutes les grandes entreprises américaines sont-elles à la pointe en matière de community management et de présence sur les réseaux sociaux ? Apparemment pas. Une étude de l’université de Pennstate, réalisée par le professeur en relations publiques Marcia DiStaso, s’est attelée à démontrer que les grands groupes restaient à la traîne en matière de réseaux sociaux.

Afin d’établir un état de lieux, les chercheurs ont construit une liste de 417 entreprises les plus admirées, en se basant sur les données du magasine Fortune. Alors que 95 % d’entre elles possédaient bel et bien une page Facebook, 51 % de ces pages étaient uniquement alimentées par du contenu Wikipedia.

À titre d’exemple la compagnie pétrolière ExxonMobil, un des plus gros acteurs du marché américain :

 

 

 

Au contraire, au premier rang des entreprises qui réussissent à manier ces nouveaux outils (Twitter, Facebook et Youtube réunis), l’entreprise Coca-Cola se démarque par ses bonnes pratiques. Une marque pour laquelle il est plus facile de communiquer car présente dans l’industrie des biens de consommation, et à l’emballage très bien identifié par des millions de consommateurs.

Twitter plus que Facebook

L’étude des chercheurs a permis de révéler que les grandes compagnies avaient une meilleure emprise sur Twitter et Youtube que sur Facebook. En effet près de 82 % de ces entreprises disposent d’un compte twitter, et d’un compte Youtube à 72 %.

Une pratique peu étonnante, puisqu’il était récemment révélé que Twitter était plus propice aux coups marketings, car plus favorable à la création de viralité avec pour conséquent, un engagement plus important du consommateur.

Des progrès à faire dans l’industrie de la santé

Les grandes entreprises de l’industrie de la santé sont les moins actives sur les réseaux sociaux. Selon l’étude, ces entreprises ne réaliseraient pas les opportunités que pourraient leur apporter les réseaux sociaux. Ces deniers pourraient en effet leur permettre d’aller au delà de la simple vente de produits et de services, et d’établir une relation personnelle avec leurs clients. Au delà de ces problématiques, l’industrie de la santé reste encore ralentie par les nombreuses régulations dont elle fait l’objet.

À l’issue de cette étude, l’équipe de chercheurs a pu établir une liste de best pratices à l’attention des grandes entreprises. Ces pratiques, qui varient selon les différentes plateformes de réseaux sociaux, pourraient contribuer à installer les grandes entreprises dans ce paysage 2.0.

Rédigé par Anthéa Delpuech